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Abdelhafid Metalsi nous en dit plus sur la saison 3 de “Cherif” à partir du 8 janvier sur France 2

Abdelhafid Metalsi nous en dit plus sur la saison 3 de “Cherif” à partir du 8 janvier sur France 2

Abdelhafid Metalsi nous en dit plus sur cette troisième saison plus tournée vers les histoires personnelles et sur Cherif, le charmeur et perspicace capitaine de police lyonnais. A découvrir sur France 2 dès le vendredi 8 janvier 2016.

La troisième saison est un tournant. Elle verse un peu plus dans les histoires personnelles…

À la première saison, on avait posé les personnages. Puis, en deuxième saison, on avait musclé un peu les enquêtes. Pour la troisième, j'avais envie d'aller plus loin dans la vie de Cherif, dans ses relations à la fois privées et professionnelles, et obtenir ainsi plus de cartes à jouer. Je voulais que les personnages soient un peu plus mis en danger, et je pense avoir été entendu. Attente forte, celle du père de Kader évoquée dans les saisons 1et 2. Sera-t-il enfin là, lui que Chérif a si peu vu durant toute sa vie ? Et bien sûr, les relations avec Briard sont aussi au cœur de cette saison. Cherif se met à nu face à Adeline, il lui fait de vraies déclarations mais il se prend aussi de vraies tartes. C'est beau et émouvant de voir ce type repartir au charbon malgré tout.

Avec des déclarations sous forme de boutades, l'aventure d'un soir entre son ex-femme et lui à la fin de la 2e saison… Briard a peut-être toutes les raisons d'agir ainsi, non ?

Peut-être, mais il ne se décourage pas, même s'il est charmeur, il peut aussi être très sérieux. Je repense à cette scène où Cherif prend le bras de Briard et lui dit qu'il est l'homme de sa vie mais qu'elle ne le sait pas encore.

La tension entre les deux personnages est accentuée, ce qui fait tout le sel de Cherif depuis trois saisons. Comment ?

La tension est toujours là parce que le dénouement est plus qu'incertain et la frustration du téléspectateur toujours maintenue... d'autant que l'on ne connaît pas l'éventualité d'une saison supplémentaire ! Si d'aventure, une quatrième saison était créée, la fin de la troisième suscitera pas mal de rebondissements...

Cherif est quand même aux antipodes du flic torturé, avec sa part d'ombre. Il est plutôt heureux de sa vie, de son job, de ce qu'il est.

C'était le souhait de Stéphane Drouet, le producteur, et de Lionel Olenga, l'un des créateurs, d'avoir un personnage un peu solaire, rayonnant, bien dans ses baskets. Dans le cadre d'une fiction, ils ont eu cette possibilité de raconter des histoires d'enquêtes policières sur un ton léger, ludique. Ils ont eu l'intelligence de faire ce choix et de trancher avec le personnage du flic sombre. Cherif reste du divertissement, sans faire l'impasse sur une réalité bien présente autour de nous.

Un peu comme certaines séries américaines régulièrement évoquées, Starsky et Hutch ou Amicalement vôtre par exemple ?

On se revendique ouvertement de ces séries, et bien d'autres encore comme Le Saint ou Kojak, qui ont bercé notre enfance : avec des personnages qui ne manquaient pas d'humour en dépit des enquêtes qu'ils menaient. On a grandi avec ces repères et Cherif aussi. Cela transparaît dans sa manière de vivre, il en est même content. On peut même aller plus loin parce que Cherif pense être le héros de sa propre série alors qu'il est flic dans la réalité ! Je me souviens d'une séquence – j'avais vraiment eu du plaisir à la jouer – qui illustre bien cet état d'esprit : on lui fait remarquer que ce qu'il vient de dire est digne d'une réplique de série et, tellement émoustillé, tellement content d'être comparé à des séries dont il est fan, il demande laquelle [rires] !

Que diriez-vous de Cherif après trois saisons ?

C'est l'ami qu'on aimerait avoir : il rassure, il perd rarement son sang-froid et il a beaucoup d'humour. Cherif ose beaucoup de choses mais toujours avec le sourire et élégance. Il est quand même un peu particulier : il saoule pas mal ses collègues avec ses références parce qu'il a une mémoire d'éléphant.

Un poil agaçant, comme il le dit lui-même (épisode 1) : il sourit tout le temps et a toujours raison !

Il est agaçant comme peuvent l'être certaines personnes trop sûres d'elles et qui ont un certain aplomb. Il est charmant, on le voit évoluer avec beaucoup d'aisance. Je pense qu'il agace pour toutes ces choses mais aussi parce qu'on aimerait être comme lui, finalement.

Cherif est un grand gamin, non ?

C'est un grand gosse comme moi [rires] ! Je crois que je partage ça avec lui : on aime s'amuser et partager cet état d'esprit. Mais je n'ai pas autant d'aplomb, d'humour : je suis plus réservé.

Au fil des saisons, que lui avez-vous apporté et que vous a-t-il apporté ?

On a coutume de dire qu'on incarne un personnage. Mais il faut savoir qu'il est très écrit en amont. Les auteurs ont en tête un personnage et c'est à moi, ensuite, de le jouer et de proposer des suggestions. J'ai ce recul par rapport au personnage parce que je me demande si ce n'est pas plutôt Cherif qui m'apporte beaucoup. Je lui donne mes yeux, mon sourire, et Cherif m'apporte une certaine légèreté.

N'est-ce pas en rapport avec votre filmographie où les rôles sombres ou sérieux prédominent ?

J'ai eu beaucoup de plaisir à jouer ce genre de rôles, mais il est vrai que Cherif m'a permis de montrer une autre facette et une autre palette de jeux : un personnage léger, qui sourit, qui a de l'humour. C'est plaisant et agréable d'être dans la peau de Cherif. Et je remercie les auteurs et le producteur d'avoir su déceler en moi cette capacité à l'autodérision et de m'avoir donné la possibilité de montrer ce visage-là.

Ce qui n'était pas gagné apparemment…

Effectivement ! L'un des écueils de ce métier est d'être vite catalogué, et il faut rendre justice à Stéphane Drouet car c'est lui qui a pensé à moi après avoir vu Les Hommes de l'ombre. Il en avait parlé à Lionel qui avait décliné la proposition parce que je ne souriais jamais ! Il m'a fait rire quand il m'a raconté cette anecdote, je lui ai alors répondu que c'était le rôle qui voulait ça ! Après des essais concluants, Lionel m'avait confié : « C'est bête. Dans Les Hommes de l'ombre, on garde l'image de quelqu'un de sérieux, carré, et on se dit que tu ne peux pas faire autre chose. »

Une dernière question : et si Cherif avait une seule question à poser à Briard, quelle serait-elle ?

« Est-ce que tu m'aimes ? »

Propos recueillis par Mona Guerre, France 2.

 

Dernière modification lemercredi, 30 décembre 2015 12:08
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