TF1
diffusera,
lundi 9 mars à 20:45, la fiction
« Les toqués » dans laquelle la comédienne
Ingrid Chauvin incarne
le rôle d'un chef de cuisine étoilée dans un restaurant.
L'histoire : Cassis, son soleil, sa mer bleu
horizon, ses calanques et son vieux port… D'un côté,
Fanny, chef étoilée
de "La Grand Voile", le restaurant hérité de son père, qu'elle dirige d'une main
de fer. De l'autre,
Martin, baroudeur à la Harley Davidson, et...
... patron du "Easy Rider", modeste baraque à sandwichs. Sans vraiment se connaître,
Fanny et
Martin se détestent, chacun incarnant une vision de la cuisine
aux antipodes de celle de l'autre !
Ils vont pourtant devoir se supporter, faisant contre mauvaise fortune bon cœur…
car
Tom et
Jérémy - deux jeunes milliardaires arrogants ayant fait
fortune grâce à Internet - décident de rire à leurs dépends. Et les deux associés
de faire un pari : ruiner la réputation de
Fanny et faire de
Martin
une star de la cuisine.
Dès lors, tous les moyens vont être bons pour arriver à leurs (cyniques) fins :
mensonges, chant de sirènes, danse du ventre et même sabotage ! Coincé, pour sauver
son gagne-pain,
Martin accepte de faire un "stage" de cuisinier chez
Fanny.
Et celle-ci, surendettée, doit l'accepter dans sa brigade sous peine de ne pas obtenir
l'augmentation de capital dont elle a urgemment besoin si elle ne veut pas perdre
son restaurant.
Dans un premier temps, entre le Chef et le marmiton, la zizanie tourne rapidement
au typhon, avant de se changer carrément en guerre ouverte ! À la suite de quoi
Fanny va finir par tout perdre et
Martin devenir un éphémère grand chef.
Tom aurait-il déjà gagné son pari ?!
Mais c'est sans compter sur
Brandon (le fils de
Martin) et
Eva
(la fille de
Fanny). Les deux adolescents, amoureux, sont bien décidés à
ne pas jouer le remake des Capulets versus Montaigu, avec eux dans les rôles de
Roméo et de Juliette…
Extrait vidéo : Les coulisses du tournage
!
Interview des acteurs principaux :
Ingrid Chauvin / Fanny Marsan
Fanny Marsan est à la tête de La Grand Voile, un restaurant étoilé
hérité de son père. Surendettée, la jeune femme se plie aux exigences de deux jeunes
investisseurs et accepte à contrecœur la présence de Martin dans ses cuisines. La
comédienne Ingrid Chauvin évoque un réel plaisir à jouer dans une comédie et à découvrir
le milieu culinaire.

Qui est Fanny ?
Fanny Marsan est particulièrement attachée à son passé et à son héritage
culinaire. Elle reproduit très scrupuleusement les créations de son père. Elle n'a
pas encore osé développer et mettre en avant sa propre identité.
Fanny ne veut pas altérer les recettes familiales qui existent depuis plusieurs
dizaines d'années. Malgré son envie de se lancer, elle doute et appréhende de faire
moins bien que ses aînés.
Pourquoi n'apprécie-t-elle pas Martin ?
Tout simplement parce que son restaurant possède un certain standing et qu'elle
ne supporte pas une baraque à sandwich en face de celui-ci. Fanny et Martin se détestent
sans savoir, ni l'un, ni l'autre, réellement pourquoi. Il arrive de ne pas aimer
certaines personnes sans raison particulière et il suffit de les rencontrer pour
que les choses évoluent...
Fanny est capricieuse et manipulatrice. Quels sont ses
bons côtés ?
Elle est extrêmement sensible. Elle a beaucoup souffert et vit avec le poids de
son passé paternel. Par certains aspects, elle subit sa vie. Il est devenue mère
très jeune et a du mal à gérer ses relations sentimentales. Si elle est parfois
incisive, c'est parce qu'elle n'est pas à l'aise. Sa rencontre avec Martin va l'aider.
Leur complicité va lui permettre de développer sa personnalité et de retrouver son
espièglerie et une vraie joie de vivre.
Quels rapports entretient-elle avec sa fille ?
Fanny est face à une adolescente en rébellion. Quand on ne vit pas tous les jours
avec son enfant à cet âge-là, les relations sont toujours un peu compliquées.
Ces jolies scènes d'émotions étaient très agréables à jouer. Je comprends cette
situation car ma mère m'a eue très jeune, à 17 ans. D'après elle, devenir maman
à cet âge n'est pas évident, surtout quand on est seule, comme c'est le cas dans
le film.
Appréciez-vous la nouvelle cuisine ?
J'ai eu la chance de passer une semaine avec Michel Roth, le chef des cuisines du
Ritz. C'est une expérience extraordinaire. Après ce stage, j'ai fait mes courses
différemment. J'ai appris de nouvelles saveurs et l'importance des matières premières.
Nous avons beaucoup travaillé sur la dextérité et sur la précision des gestes, notamment
dans la présentation des plats. Le fait de réaliser des rosaces sur fond d'assiette
et de marier les mets avec des petites décorations subtiles m'a beaucoup plu. Pour
Michel Roth, la cuisine passe avant tout par le plaisir des yeux.
Auriez-vous pu exercer ce genre de métier ?
Non, absolument pas ! Sur ce point je suis totalement différente de Fanny. Je suis
plutôt du genre à rester en retrait. J'étais un peu stressée et impressionnée de
devoir hausser la voix, d'avoir à diriger toute une brigade et d'évoluer dans un
milieu masculin. J'ai été rassurée en voyant l'ambiance respectueuse qui régnait
dans les cuisines du Ritz. La rigueur est primordiale, la clientèle est exigeante
et paye pour être extrêmement bien servie mais tout se passe dans le respect et
la bonne humeur.
Certaines scènes vous ont-elles particulièrement marquée
?
La scène de la bataille de nourriture a marqué les esprits de toute l'équipe. Nous
l'avons quasiment improvisée sur le tournage. Nous avions quelques directives et
nous nous sommes vraiment bien amusés. Tout était permis et nous ne nous sommes
pas gênés !
Comment s'est passée votre collaboration avec Patrick Malakian
?
C'est un réalisateur très humain et très détendu. Il plaisante facilement. Après
le tournage de la scène de la «bataille», il fallait être sur ses gardes sur le
plateau car chacun dissimulait une bombe de chantilly et n'hésitait pas à dégainer
! C'est agréable de travailler dans la bonne humeur et je reste persuadée que le
public ressent l'ambiance positive qui règne sur un tournage.
Ingrid Chauvin vient d'achever le tournage de la suite de La taupe aux côtés
de Linda Hardy.
Deux épisodes des Toqués sont actuellement en développement.
Edouard Montoute / Martin Soleno
Martin Soleno est le patron d'Easy Rider, une modeste baraque à sandwichs
dans le sud de la France. Il s'attire les foudres de Fanny Marsan, chef du restaurant
étoilé devant lequel il s'est implanté. Devant l'insistance de son fils, Martin
accepte la proposition de deux jeunes milliardaires de faire d'Easy Rider une chaîne
de restaurant mondiale. Sa nouvelle carrière passe par un stage dans les cuisines
de Fanny. Le comédien Edouard Montoute interprète ce personnage truculent.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce
projet ?
Le combat et la dualité entre ce grand chef étoilé et ce vendeur de sandwichs m'ont
beaucoup plu. L'intrigue me rappelait celle du film Un fauteuil pour deux où Eddie
Murphy se voit offrir l'opportunité d'habiter dans un manoir new-yorkais suite à
un pari. C'est un peu la scène que je joue avec les deux jeunes milliardaires. Cette
histoire évoque le rêve américain et me fait également penser aux comédies avec
Cary Grant.
Comment décririez-vous Martin ?
Martin a souffert mais il a choisi de garder le sourire et de prendre la vie du
bon côté. Il semble parfois plus infantile et plus insouciant que son fils Brandon
mais il assume pour autant ses responsabilités. Martin endosse le rôle du gentil
naïf. Quand les deux jeunes investisseurs lui proposent de monter une chaîne de
restaurant avec sa modeste cahute à sandwichs, il n'arrive pas à y croire mais se
laisse finalement prendre au jeu.
Pourquoi accepte-t-il de travailler avec Fanny ?
Martin consent à faire un stage dans les cuisines de La Grand Voile sous les ordres
de Fanny parce que son fils insiste et par curiosité. De plus, une fois que son
camion - c'est-à-dire son moyen de subsistance - tombe dans l'eau, Martin est acculé
et n'a pas vraiment le choix.
Que pense-t-il de Fanny ?
Martin la perçoit comme une duchesse prétentieuse. Il se sait un peu rejeté. Il
la regarde à la fois avec envie, jalousie et défiance. C'est surtout Fanny qui ne
l'aime pas parce que la pauvreté fait peur. La présence de son camion face à son
restaurant nuit à son image. Mais Fanny ne le connaît pas et réciproquement.
Pourquoi a t-il choisi de travailler dans son camion plutôt
que dans la cuisine d'un restaurant ?
Cela lui permet d'être son propre patron avec des risques limités. Auparavant, il
était gérant de restaurant, ce qui explique qu'il se sent rapidement à l'aise derrière
les fourneaux de La Grand Voile.
Auriez-vous pu travailler en cuisine ?
Mise à part l'autorité qu'il faut subir et les desiderata des grands chefs, je suis
comme la plupart d'entre nous et j'aimerais bien savoir cuisiner impeccablement.
L'art culinaire est un esprit très convivial et très français.
Comment s'est passée votre collaboration avec Ingrid Chauvin
?
Je n'avais jamais tourné avec elle. Ce fut une découverte. Je logeais à Marseille
dans une maison un peu éloignée du port donc nous ne nous sommes pas tellement vus
en dehors du tournage. Notre relation était très cordiale.
Ingrid Chauvin m'a beaucoup amusée quand nous avons joué la scène sur le bateau
dans laquelle son personnage vient s'excuser auprès de Martin. Ingrid doit être
un peu comme Fanny dans la vie, un peu capricieuse et avoir du mal à avouer ses
torts.
Quelle ambiance régnait-il sur le tournage ?
J'ai fait beaucoup de rencontres sur ce film mais je connaissais le comédien Marc
Duret (Pierrot). Nous avions tourné ensemble dans La haine.
Le réalisateur Patrick Malakian a besoin de s'amuser. L'ambiance était détendue.
Tourner avec lui ne peut laisser que de bons souvenirs.
Le comédien Edouard Montoute vient de tourner en Belgique une comédie pour TF1,
Le facteur chance sous la direction de Julien Seri et aux côtés de Lorànt Deutsch,
Frédéric Diefenthal et Estelle Vincent.
Propos recueillis par Karelle Bourgueil,
TF1
Crédits Photos : TF1 / J. Cauvin
