“Grands Reportages” : « Tigres en danger », dimanche 11 août sur TF1

Mis en ligne par samedi 10 août 2019 2031
“Grands Reportages” : « Tigres en danger », dimanche 11 août sur TF1

Il y a un siècle, 100 000 tigres parcouraient les forêts d’Asie. Ils ne sont plus que 3500. Dans dix ans l’espèce pourrait avoir définitivement disparu à l'état sauvage. Chasses royales, safari coloniaux, et surtout trafic ont eu raison d’une grande partie des populations de tigres de la planète.  Loin de baisser les bras devant l’ampleur de la tâche, une poignée de Français passionnés organise une résistance parmi les plus actives au monde pour sauver les derniers tigres sauvages. “Grands Reportages” vous fait partager leur combat et leur passion pour ces animaux en voie de disparition.

C’est en Sologne que ce voyage auprès des amoureux du tigre commence. Nous sommes chez Rémy Desmantes. Il vit entouré de huit tigres et deux lions en toute légalité. À quelques kilomètres de là, vit Renaud Fulconis, un des fers de lance de cette confrérie informelle des défenseurs du tigre. « J’ai une fille de quatre ans et j’aimerais bien qu’un jour elle puisse aussi aller dans la nature pour voir des tigres sauvages et qu’on puisse y aller ensemble ». Remy et Renaud se connaissent depuis peu et partagent la même détermination pour sauver le tigre sauvage. C’est avec Awely, une O.N.G. qu’il a fondée il y a dix ans, que Renaud lève des fonds pour intervenir en Asie, la terre natale du grand fauve. « Le soutien de nos donateurs et les financements qu’ils nous accordent sont essentiels à notre travail sur le terrain.»

Le partenaire d' Awely qui consacre le plus d’argent à la protection du tigre, c'est le zoo d’Amnéville, en Moselle. Son directeur, Michel Louis, a même imaginé un spectacle envoûtant avec neuf tigres dans un « temple » qui est offert aux visiteurs du zoo, deux fois par jour, pour collecter des fonds.

Après s’être accordés sur les programmes en cours et leurs budgets, Renaud part au Bangladesh avec Marion, responsable pédagogique du zoo ; il s'agit de mesurer comment cet argent est utilisé sur le terrain pour lutter contre la déforestation et la poussée urbaine qui créent des conflits entre l’homme et l’animal. Des victimes du tigre se présentent devant ces visteurs venus de France. Mais tous conviennent qu’il faut apprendre à vivre avec le fauve en bonne intelligence. Le choix de de Renaud et de son association est précisément d'aider ces populations qui sont au contact direct du tigre sauvage. « Cela serait aberrant d’apporter des soutiens financiers pour les animaux en travaillant uniquement pour l’animal alors même qu'ici les gens sont très pauvres. Donc nous aidons les gens, car en aidant les gens, on aide les animaux ». C'est la philosophie de l'action de Renaud Fulconis et de son association Aweli.

Michel Louis, directeur du zoo d'Amnéville, dénonce quant à lui le trafic d'animaux sauvages, principal responsable de l'éradiction du tigre. Car malheureusement pour lui, le tigre est un médicament à lui tout seul dans la pharmacopée chinoise. Un tigre mort se négocie à 70 000 dollars. Les U.S.A. après la Chine sont la plaque tournante d’un commerce illicite international. Le trafic est la principale cause de la disparition du tigre sauvage.

Pour mesurer l'ampleur de ce trafic, Renaud Fulconis se rend en Amérique, à Denver, Colorado. Il découvre là un immense entrepôt et sa collection morbide de 1 269 451 parties animales saisies en douane et inscrits sur le registre de cette organisme fédéral.
"Et ce n'est là qu'une infime partie du trafic, c’est desespérant », commente le défenseur du tigre.

Un peu plus loin, dans les environs de Denver, Renaud Fulconis découvre aussi son semblable, un homme qui, comme lui, consacre toute son énéergie à la cause animale. Il s'appelle Pat et a ouvert un gigantesque refuge pour animaux en détresse, sorte d'arche de Noé. Aux U.S.A. avoir un tigre chez soi est une mode. "Quand les tigres grandissent, les gens s'en débarassent, c'est donc moi qui les récupère ici, dans mon refuge pour animaux", nous explique Pat.

En quelques rencontres, ce reportage au long cours tourné en France, au Bangladesh et aux Etats-Unis, nous alerte sur la disparition probable, si rien n'est fait, des derniers tigres sauvages. Et sur la passion touchante de ceux qui essaient, un peu partout, de repousser l'échéance.

Un “Grands Reportages” à revoir sur TF1 ce dimanche 11 août à 13:30.