“Reportages découverte” - Héritages : cadeaux empoisonnés et galères, dimanche sur TF1

Mis en ligne par samedi 14 septembre 2019 1368
“Reportages découverte” - Héritages : cadeaux empoisonnés et galères, dimanche sur TF1

Dimanche 15 septembre à 14:45, Anne-Claire Coudray vous proposera de suivre sur TF1 un nouvel inédit de “Reportages découverte” qui sera consacré aux héritages qui sont parfois de véritables cadeaux empoisonnés...

Généralement, un héritage fait plaisir à celui qui le reçoit. Mais il arrive que cet héritage soit lourd à porter voire impossible. Il arrive même qu’il se transforme en cadeau empoisonné. Certains se battent pour garder le bien ou l’entreprise dont ils ont hérité…par devoir. D’autres, au contraire, tentent de s’en défaire, coute que coute. Quoi qu’il arrive, un héritage est un long parcours et les dilemmes nombreux, car il n’est jamais facile d’avouer que l’héritage reçu s’est transformé en cadeau empoisonné. Pendant plusieurs mois, une équipe de “Reportages découverte” a suivi des français aux prises avec leur héritage…

Au cœur de la forêt de Compiègne, l’auberge du Daguet est une institution gastronomique réputée pour son gibier que l’on vient déguster de toute la région. A la mort de sa mère, en 2009, Xavier Lusseau a hérité de cette belle affaire crée par ses grands-parents. Or, depuis quelques années les clients ont déserté et Xavier ne se paie plus depuis quatre ans. « C’est un fardeau lourd à porter mais on le porte car on aime ce qu’on fait. Je travaille pour moi pour le souvenir de mes parents et mes grands-parents mais, personnellement, je n’ai pas de vie ».  Les semaines qui viennent seront déterminantes pour Xavier qui va tout tenter pour sauver cet héritage familial, aussi lourd à porter soit-il.

Au nord de Riom, dans le Puy-de-Dôme, Isabelle Nicolet vient d’hériter de son père : une maison en piteux état et une collection insolite : vingt tracteurs anciens qui envahissent le jardin de la maison. « Mon père ne savait pas se séparer des choses. Comme il était un grand bricoleur, il m’a laissé tous les tracteurs qu’il a un jour réparés. Aujourd’hui, je n’ai pas le choix, je dois m’en séparer ». Désemparée devant l’ampleur de la tâche, elle a fait appel à un commissaire-priseur à Riom. Ces tracteurs vont-ils trouver des acheteurs et permettre à Isabelle de retaper la maison que lui a laissée son père ?

Il y a quatre ans, Guislain de Castelbajac menait une carrière internationale, loin du château familial du Gers où habitaient ses deux parents. Lorsque ces derniers meurent brusquement en 2014, ce fils unique se retrouve le seul héritier d’un immense château de la Renaissance. Il vient de s’y installer avec son épouse, Mathilde, et sa fille de deux ans. Or, le château se révèle un gouffre financier, tant les travaux urgents à mener se multiplient. Comme le couple n’a pas les fonds suffisants, il va devoir redoubler d’imagination pour trouver de l’argent et démarrer les premiers travaux. Pour Guislain, « l’idée c’est d’essayer de sauver le bâtiment sinon j’aurais des regrets. Ne pas essayer aurait été une trahison, pas vis à vis de mes ancêtres qui avaient d’autres moyens financiers que moi, mais vis à vis de moi-même. C’aurait été un échec de ma propre vie. »

Et puis, au Nord de Lyon, c’est une commune qui a reçu un legs…encombrant. Le village de Montmerle-sur-Saône hérite du Castel de Valrose, une belle demeure des années trente. C’est un défunt habitant sur la commune qui le lui laisse. Mais ce légataire a ajouté des clauses testamentaires qui mettent la commune dans une situation impossible : la maison est inaliénable durant 50 ans et la commune doit s’engager à payer à la mère du défunt une rente de 2 000 euros par mois jusqu’à la mort de cette dernière. Pour le maire, Raphaël Lamure, « C’est un cadeau empoisonné pour cette génération et les suivantes. Entre les impôts locaux et la rente, la maison coûte 37 000 euros par an à la commune ». Avec son adjointe Marielle Thomas et l’équipe municipale, il a décidé de rentabiliser la maison en la transformant en un gîte de tourisme haut de gamme. Un défi pour les élus qui n’ont aucune compétence en décoration, armés de leur seule volonté de faire revivre le Castel de Valrose.