“Reportages découverte” : « Les mystères de L'Ile d'Yeu », dimanche 9 août sur TF1

Mis en ligne par vendredi 7 août 2020 2501
“Reportages découverte” : « Les mystères de L'Ile d'Yeu », dimanche 9 août sur TF1

L’ile d’Yeu est l’ile la plus éloignée du continent après la Corse. À 17 km au large de la Vendée, c’est une île de taille plus que modeste, « un caillou », comme disent les 4703 habitants qui y vivent à l’année. Mais sur l’ile d’Yeu, il n’est pas rare de rencontrer des gens heureux. On dit que celui qui a quitté l’île d’Yeu veut absolument y revenir et que celui qui la découvre rêve de s’y installer. Une équipe de “Reportages Découverte” découverte » a rencontré quatre islais pour qui le rêve de vivre ici, sur l’ile d’Yeu, est devenu réalité. Ils vont vous faire (re)découvrir leurs secrets du bonheur.

Gérard Château est un peu la mémoire vivante de l’île d’Yeu. Il y est né il y a soixante-dix ans. Au volant de sa vieille Ami 8, il fait découvrir les plus beaux endroits de l’ile. « L’ile d’Yeu est un petit cocon préservé du grand bazar » dit-il. Il faut dire qu’il aime son ile autant qu’il la fait aimer. Car Gérard Château n’est pas simplement pilote d’Ami 8, il est tout à la fois le fondateur, l’âme et l’animateur de l’unique radio locale de l’ile d’Yeu. Pendant deux heures derrière son micro, Gérard Château répand sa bonne humeur aux quatre coins de l’île.

Émilie Sage a choisi de revenir sur son île natale après avoir fait de brillantes études de biologie sur le continent. Et si elle est revenue, c’est pour poursuivre le rêve de son père : y élever des moutons. Or, devenir bergère sur une ile n’est pas de tout repos et l’élevage seul ne suffit pas à nourrir sa famille. Depuis six ans qu’elle a repris l’exploitation, Émilie redouble de créativité pour diversifier ses revenus. Elle cultive des plantes aromatiques et des fruits rouges qu’elle transforme en sorbets, confitures ou tisanes. Bientôt elle espère transformer sa petite ferme en véritable entreprise familiale.

Agathe, elle, est une parisienne de quarante ans qui a tout plaqué pour s’inventer une nouvelle vie sur l’île d’Yeu. À Paris, elle travaillait dans l’immense quartier d’affaires de « la Défense » dans les ressources humaines. Ici, elle s’est trouvé un petit atelier pour fabriquer des bijoux en verre de Murano. « Ma vie d’avant, c’était chaque jour deux heures dans le RER ou alors les embouteillages et le stress de la vie parisienne. Aujourd’hui, je suis tranquille. » Un changement de vie radical qu’elle ne regrette pas même si parfois elle a du mal à joindre les deux bouts. Mais qui n’a pas rêvé de tout recommencer à zéro, de refaire sa vie ailleurs, loin de tout ?

Et puis il y a Eddy, marin pêcheur de l’île d’Yeu, tout comme son père et son grand-père. Ils lui ont transmis ce qui est son métier et qui reste pour lui une incroyable passion. « Il y a des continentaux qui viennent et qui seraient prêts à nous donner de l’argent pour venir passer une journée en mer avec nous », dit-il. Mais à bord du Listao, son bateau de pêche de neuf mètres, Eddy n’embarque jamais personne. « C’est chasse gardée ». Seul son fils de huit ans a parfois le privilège de monter à bord lorsque le bateau est au port. Eddy verrait d’un bon œil qu’il prenne la mer à son tour.

Dernière modification le jeudi, 13 août 2020 17:23