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Marianne James nous parle de “A vos pinceaux”, à partir du 27 décembre sur France 2

Marianne James nous parle de “A vos pinceaux”, à partir du 27 décembre sur France 2

A partir du mardi 27 décembre à 20:55 et pendant quatre semaines, Marianne James présente le premier concours de peintres amateurs, dont la ou le finaliste aura l’honneur d’exposer ses œuvres au Grand Palais de Paris. Explications.“”

Quel est le concept de l’émission ?

À vos pinceaux est un concours opposant dix peintres amateurs, âgés de 17 à 63 ans. Chaque semaine, au terme des trois épreuves disputées, deux peintres sont éliminés. La décision en revient aux seuls membres du jury, Fabrice Bousteau et Bruno Vannacci.

Parmi les épreuves figurent le fusain, le nu, le portrait ou l’autoportrait, la scène d’ensemble, le mur, ou encore le thème « La Marine », étudié dans les écoles d’art.

Pour l’occasion, nous avons eu la chance de nous rendre dans des lieux sublimes : au jardin de Claude Monet à Giverny, à une étape du tour de France, mais aussi sur une frégate du XVIIIe siècle à Saint-Malo que les candidats ont par la suite dû représenter. Nous nous sommes retrouvés au milieu des animaux à Thoiry, un lieu où je me suis beaucoup amusée, au musée des Beaux-Arts de Toulouse ou encore dans ce lieu incroyable qu’est l’Espace Cobalt, également à Toulouse. Cet ancien atelier d’avions a été transformé en un espace tenu par un collectif de graffeurs et de tagueurs. Ils ont mis à notre disposition des murs badigeonnés, pour l’occasion, de blanc afin que nos artistes puissent s’y exprimer avec des bombes de peinture. Ce n’est pas évident d’utiliser ce matériel, de se trouver une signature quand on a l’habitude de peindre de petites fleurs à l’aquarelle ou de travailler le détail avec de fins pinceaux.

Pouvez-vous nous présenter les membres du jury ?

Fabrice Bousteau et Bruno Vannacci sont aussi passionnés, passionnants et diserts que diamétralement opposés. Je dirais que Bruno Vannacci est plus dans une forme d’académisme. C’est le prof idéal qui connaît absolument tout sur l’histoire de la peinture, des techniques, des pigments, des pinceaux, des couteaux, des enduits, des supports, des toiles ou du cadre. Il sait vous réconforter ou réparer en un coup de crayon une perspective de jambe totalement ratée. Fabrice Bousteau est moins dans la technique que dans l’instinct, le subjectif, voire le subversif. Ce qui peut déclencher, ou non, une émotion. Il vous expliquera que, pour y parvenir, il faut savoir prendre le large, se méfier de l’académisme ou de la perspective. Les tableaux du Douanier Rousseau ou certaines oeuvres de Matisse et Picasso en sont l’exemple. Pendant le concours, Fabrice Bousteau défendait énormément cette posture de l’étrange, du subversif. Pour autant, l’un comme l’autre nous ont appris que, pour tout casser et tuer les maîtres, il fallait d’abord être un technicien sublime. Et ce conseil est valable dans un grand nombre de domaines.

Enfin, pendant les épreuves, ils n’ont cessé d’enjoindre les candidats à prendre du recul. Ils leur disaient : « Rince tes yeux, change tes yeux, change ta tête, va faire un tour, reviens. » Une attitude que nos peintres amateurs n’avaient pas naturellement et qui est pourtant primordiale.

Par quoi ou par quel « petit pinceau » avez-vous été le plus impressionnée ?

Il existe un dialogue extrêmement puissant entre l’artiste et sa toile, le tout dans un silence complet. C’est un travail solitaire, pas très démonstratif, qui se fait dans le calme. Il faut prendre son temps, regarder, aller dans le détail même lorsqu’on s’attelle à un mur. Il n’y a pas non plus une musique particulière comme on peut l’entendre dans une cuisine. Dans ce barnum qu’est la réalisation d’une telle émission, j’ai vraiment été impressionnée et émue par cette intimité et leur détermination face à leur toile.

Est-ce comparable à ce que vous connaissez en chant ou au théâtre ?

Non, pas à ce point. Dans le théâtre comme dans le chant, nous ne sommes pas dans un voyage intérieur aussi puissant, à l’exception peut-être du kabuki (théâtre japonais, NDLR).Le peintre, lui, fait face à une page vierge sur laquelle une oeuvre va naître devant ses yeux. Par rapport à nous tous, il est à la fois Shakespeare, Lully, le théâtre, la cour, le jardin et le « quatrième mur » (mur transparent supposé séparer la scène de la salle, NDRL). Il fait la mise en scène, en est l’acteur et presque le public, puisqu’il se regarde faire.

Au cours de ces quatre émissions, avez-vous été marquée par une épreuve en particulier ?

Oui, j’ai été très sensible à l’épreuve du portrait, pour laquelle le comédien Bruno Salomone a accepté de poser. À dire vrai, elle nous a tous marqués. Ce fut une épreuve humainement très forte, mais je n’en dirai pas davantage...

Propos recueillis par Clotilde Ruel, France Télévisions

Dernière modification lemardi, 06 décembre 2016 18:28
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