« ZAD : une vie à défendre » document “Infrarouge”, mardi 26 mai sur France 2

Mis en ligne par dimanche 24 mai 2020 990
« ZAD : une vie à défendre » document “Infrarouge”, mardi 26 mai sur France 2

A découvrir mardi 26 mai à 23:50 sur France 2 dans la case documentaire “Infrarouge”, le document « ZAD: une vie à défendre » de Thierry Kübler et Stéphanie Molez.

ZAD : Zone à Défendre ! Non contents de détourner les acronymes (Z.A.D. signifie initialement Zone d’Aménagement Différé), les « Zadistes » occupent farouchement les terres qu’ils entendent protéger.

Au-delà des images d’affrontements des JT, ce documentaire filmé au coeur des Zad invite à la rencontre des « Zadistes » : qui sont-ils ? Que veulent-ils ?

Notre-Dame-des-Landes, Bure (en Meuse) et Kolbsheim (en Alsace) : à travers ces trois Zad filmées au fil d’une année apparaissent les problématiques inhérentes à tout groupe. Comment prendre une décision commune, comment partager les tâches, les ressources… Pour les Zadistes, soucieux de s’affranchir des rapports de domination qui leur ont fait faire un pas de côté vis à vis de la société, il convient d’inventer d’autres liens entre individus. D’autres liens à la Nature, également : décroissants, écologistes et anti-productivistes, les Zadistes préfigurent-ils la société post-industrielle ?

Depuis des années, les luttes syndicales et politiques ne se gagnent plus dans la rue. Les mouvements sociaux récents l’ont encore montré.
Pourtant, d’autres formes de contestation parviennent à arracher de haute lutte des victoires.
En 2015, après la mort d’un manifestant, Rémi Fraisse, le projet du barrage de Sivens est abandonné.
Début 2018, après 50 ans d’oppositions, le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes est remisé.
Ces ZAD (Zones À Défendre) coalisent des activistes occupant les terrains promis à de grands travaux d’aménagements qu’ils jugent inutiles.

A Bure, en Haute-Marne, des Zadistes tentent d’occuper des champs destinés à abriter 95% des déchets nucléaires civils français.
A Kolbsheim, à l’ouest de Strasbourg, ce sont les habitants eux-mêmes qui ont fait appel aux zadistes pour les aider à s’opposer à un projet autoroutier.

Recours judiciaires, contre-expertises, occupations des terres, utilisation d’une violence présentée comme une « contre-violence » à celle de l’État, création de « micro-société » où mener une vie alternative… les Zadistes déploient une grande panoplie d’actions. Ils peuvent être décroissants, black blocs, communistes libertaires, vegans, Sdf, cultivateurs,saltimbanques, étudiants ou enseignants en disponibilité… Ils font passer la légitimité de leur lutte devant les lois qui l’entravent. Ils opposent l’écologie au productivisme capitaliste. Ils ont repris le mot d’ordre des manifestants de 1999 à Seattle : « Un autre monde est possible ».
Ils veulent le vivre, maintenant, coûte que coûte.

Ils se prénomment Clara, Benji, Guillaume, Cécile, Luca, ou se font appeler d’un « Camille » générique.
Quelles sont les motivations de leur engagement radical ? Que vivent-ils au quotidien ? Comment s’organisent ils? Que racontent sur notre monde leurs chemins de vie ? Les formes de lutte qu’ils adoptent préfigurent-elles un changement social ? En donnant la parole à une douzaine d’entre eux dans trois Zad à différents stades de développement / Notre-Dame-des-Landes : la post-ZAD, Bure : la ZAD en résistance au long cours, et Kolbsheim: la ZAD évacuée durant le tournage / en montrant leur quotidien, ce film tente de comprendre qui ils sont et ce qu’ils nous disent de notre société.

Dernière modification le dimanche, 24 mai 2020 11:09