Tout le monde connaît Nutella. En France, la marque représente plus de la moitié du marché des pâtes à tartiner et figure parmi les produits alimentaires les plus vendus du pays. Pourtant, peu savent que cette réussite est née dans l'arrière-boutique d'une petite pâtisserie italienne.
Juste après la Seconde Guerre mondiale, dans le Piémont, Pietro Ferrero cherche à créer un produit gourmand et accessible. En 1949, son fils Michele Ferrero, alors âgé de 24 ans, transforme cette idée artisanale en une aventure industrielle. Son innovation est simple et révolutionnaire : une pâte à base de noisettes et de chocolat, facile à produire et à tartiner. C'est le début d'un succès mondial. Un produit reconnaissable entre tous, un pot iconique et des campagnes de publicité mémorables installent durablement la marque dans les foyers français.
Mais à partir des années 1990, le regard sur l’alimentation change. Les consommateurs deviennent plus attentifs à ce qu'il mange et à l’impact environnemental. Nutella est alors de plus en plus critiquée pour sa teneur en sucre, en matières grasses et pour l’utilisation de l’huile de palme.
Dans ce nouveau contexte, comment Nutella s’est-elle adaptée à ces attentes ? Quelles réponses a-t-elle apportées à ces critiques, notamment sur ses choix d’approvisionnement et ses engagements en matière de responsabilité ? Et comment parvient-elle à défendre sa place de leader face à une concurrence de plus en plus dynamique, de Nocciolata à Bonne Maman ?


































