"Sur la piste du casoar", une observation animale en Papouasie-Nouvelle-Guinée sur France 5 lundi 9 novembre 2026 Inédit

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié samedi 7 novembre 2026 175
"Sur la piste du casoar", une observation animale en Papouasie-Nouvelle-Guinée sur France 5 lundi 9 novembre 2026 © Dans la Boucle Productions

Lundi 9 novembre 2026 à 21:05, France 5 diffusera "Sur la piste du casoar", une expédition et une observation animale au cœur de la forêt tropicale, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. 

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, au cœur d'une forêt primaire parmi les plus difficiles d'accès au monde, une équipe française part à la recherche du casoar. Cet oiseau impressionnant peut atteindre près de deux mètres et peser jusqu'à 80 kilos.

Pour mener cette expédition, les réalisateurs Jeremy Frey et Rémi Dupouy sont accompagnés par les Kasua et par l'anthropologue Florence Brunois-Pasina, qui a vécu à leurs côtés pendant plus de trente ans. La recherche du casoar devient alors bien plus qu'une exploration et emmène les membres de l'expédition dans un monde où la forêt, les animaux et les humains sont étroitement liés.

Chez les Kasua, le casoar est surnommé le « Grand Jardinier ». En se nourrissant des fruits, il transporte leurs graines et contribue à faire pousser la forêt. Il occupe aussi une place particulière dans leur vision du territoire et dans leurs relations avec les esprits.

Pour le suivre, il faut apprendre à regarder autrement. Il est particulièrement furtif, habile, rapide. Une empreinte dans la boue, un fruit entamé, une trace dans la végétation peuvent suffire à révéler son passage. Le pistage devient une manière de découvrir la forêt et les liens qui unissent tous ceux qui y vivent.

Ni dieu ni totem, le casoar est une pierre angulaire de leur monde, un élément central relié à tous les autres. Inquiets par la raréfaction de l’animal, des villageois se lancent sur sa piste. Ils entraînent avec eux l'équipe du film, qui va vite devoir apprendre l'art de la progression en forêt à leurs côtés.

Une expédition au cœur de la forêt

L'équipe progresse dans la forêt tropicale primaire jusqu'au mont Bosavi, un volcan éteint et sacré qui culmine à 2 500 mètres. Elle devient la première équipe de tournage à atteindre son cratère par le versant sud.

Au fil de l'expédition apparaissent des marsupiaux, des perroquets rares et des oiseaux de paradis. Certaines espèces, bien connues des Kasua, semblent encore inconnues de la science occidentale.

Le dernier voyage de Florence Brunois-Pasina

Le tournage prend une dimension particulière avec Florence Brunois-Pasina. Elle décède en 2025, avant l'achèvement du film. Anthropologue, elle avait consacré plus de trente ans aux Kasua, dont elle avait appris la langue et auprès desquels elle avait développé sa réflexion sur « l'attachement interspécifique », ces relations qui se tissent entre des êtres d'espèces différentes. Le film garde la trace de cette relation, à la fois scientifique et profondément humaine.

Une forêt sous pression

Le documentaire montre aussi un peuple confronté à la disparition progressive de son environnement et qui a commencé, de sa propre initiative, à replanter sa forêt. La forêt primaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée recule sous l'effet de l'exploitation forestière, de l'agriculture et du développement des infrastructures. Près d'un million d'hectares auraient disparu entre 2002 et 2025, soit environ 3 % de sa superficie initiale.

Pour les Kasua, la disparition de la forêt menace aussi des savoirs transmis de génération en génération. À travers leur parole et leur manière de vivre avec leur territoire et ses autres habitants, le film montre une autre façon de penser notre relation au vivant.

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Publié dans Documentaires, Lundi