“Koh Lanta” : Alexia Laroche-Joubert explique la mécanique de « L'Île des Héros »

Mis en ligne par lundi 17 février 2020 974
“Koh Lanta” : Alexia Laroche-Joubert explique la mécanique de « L'Île des Héros »

“Koh Lanta” fera son grand retour sur TF1 ce vendredi 21 février à 21:05. Alexia Laroche-Joubert, présidente d’ALP, nous explique en détail la mécanique inédite de cette nouvelle saison et promet une édition particulièrement savoureuse…

Que nous réserve cette nouvelle édition de «Koh-Lanta» ?
Cette année, nous avons décidé de renouveler complètement la mécanique grâce à une configuration totalement inédite en France mais aussi dans le monde : des anciens participants vont affronter de nouveaux aventuriers. Aux Etats-Unis, héros et nouveaux avaient déjà été réunis lors d’une même édition mais sous une forme totalement différente. C’est donc une première et ce mélange est assez détonnant, à la fois dans les échanges et dans les confrontations entre eux. Les nouveaux sont très heureux d’accueillir les héros… mais très inquiets aussi ! C’est le ressort très fort de cette saison.

Selon quels critères avez-vous choisi les «anciens» ?
Il était important pour nous qu’ils réunissent un ensemble de critères : un palmarès impressionnant, une forte compétitivité, un sens de la survie poussé et un esprit de revanche. Car, point important, les cinq héros sélectionnés n’ont jamais gagné Koh-Lanta et ont toujours échoué aux portes de la finale. Et bien sûr, il fallait qu’ils puissent se rendre disponibles.

Comment l’intégration des héros va-t-elle s’organiser ?
Ils vont d’abord vivre ensemble un certain nombre de jours à l’écart des quatorze nouveaux, devenant à la fois coéquipiers sur le camp et adversaires, car ces cinq héros vont s’opposer à deux reprises. A l’issue d’un premier affrontement, deux d’entre eux vont se qualifier pour la suite de l’aventure et venir renforcer l’une des deux tribus composées de nouveaux aventuriers. Lors du second affrontement, les deux héros vainqueurs intégreront chacun une équipe alors que le dernier sera définitivement éliminé. Les héros apporteront beaucoup de leur sagesse et de leur esprit combatif aux nouveaux, même si eux-mêmes n’en manquent pas.

Cette année, il y a eu une conséquence inédite suite à une épreuve dans l’eau…
On savait qu'un aventurier n'était pas un excellent nageur parce que nous leur demandons de faire un test de natation et d’apnée, mais il était totalement apte à participer à des épreuves en mer ! En revanche, à un moment donné, il s'inquiète parce que la mer est assez forte et il a l'impression qu’il n’a pas pied. Cela entraîne une conséquence totalement inédite dans l’émission !

Pourquoi avoir une nouvelle fois installé vos caméras sur les îles Fidji ?
Par le passé, nous étions au nord-ouest ; cette fois, nous sommes allés au sud-est. La végétation entre Nord et Sud est totalement différente. De plus, la faune et la flore de cette zone est extrêmement protégée. Nous cherchons des endroits où il n’y a pas de tourisme de masse pour préserver l’esprit de Koh-Lanta. Trouver un tel endroit n’est plus si évident de nos jours. Nous avons aussi formé beaucoup de Fidjiens, qui nous accompagnent depuis 2 ans, et leur expertise nous est d’une grande aide. Nous travaillons systématiquement avec les locaux et faisons auprès d’eux un précieux travail de formation. Cela correspond à une double nécessité : nous avons besoin de les former pour qu’ils soient plus efficaces et c’est également notre contribution en tant que grosse production sur un territoire. Par exemple, une trentaine de Cambodgiens voyagent avec nous de production en production depuis notre tournage au Cambodge.

Le ton de cette saison est globalement plus drôle. Etait-ce une volonté de votre part ?
Non, ça vient des aventuriers. Nous recevons en moyenne entre 20 000 et 25 000 candidatures et je rencontre individuellement les 200 derniers postulants. En ayant un contact direct avec eux, j’ai une perception de leur personnalité. Mais lorsque l’on place des individus dans un collectif, qui plus est en état de survie, une alchimie totalement imprévisible se crée et les personnalités qui se révèlent échappent complètement à notre perception initiale. Par exemple, un garçon comme Sam pris dans un groupe ou individuellement est totalement différent. C’est l’une des raisons qui rend ce type de programmes magique, c’est aussi pour cela que j’adore les produire. Je pense également que nos castings sont très liés à l’état d’esprit et à l’ambiance de la société qui a aussi besoin d’un peu de légèreté. Autre élément important : les nouveaux aventuriers s’expriment très bien - il est par exemple rare d’entendre en prime time le verbe «occire» - et certains ont un sens de la punchline qui nous avait totalement échappé au moment du casting !

Propos recueillis par Aurélie Binoist, TF1

Voir également :

“Koh-Lanta” : Denis Brogniart parle de « L'île des héros » qui débute le 21 février sur TF1

Dernière modification le lundi, 17 février 2020 10:59