Deux fauteuils se retournent pour Sol et sa version de « Mon Vieux » de Daniel Guichard.
Son histoire commence très tôt : à 6 ans, elle chante déjà aux côtés de son père, pianiste, arrangeur et compositeur. Avec lui, elle apprend la précision, l’interprétation, et surtout cette idée essentielle qu’une chanson ne doit pas « faire joli », mais raconter. Opérette, bals, chanson française… elle grandit au milieu des mots qui piquent et des mélodies qui consolent.
Puis la vie casse le tempo. À 22 ans, elle perd son père et, pendant deux ans, n’arrive plus à chanter. Comme si tout ce qu’elle était musicalement portait son nom à lui. Ce qui la ramène doucement, ce n’est pas la performance, mais l’écriture. Mettre des mots là où ça fait trop mal. Continuer à lui parler autrement.
Aujourd’hui, quelque chose s’aligne pour Sol. Elle choisit la sincérité avant l’esbroufe, l’émotion avant l’effet. Dans sa vie, elle est bien entourée : une famille très présente, un amour stable et une demande en mariage au Festival d’Avignon. Et sur elle, comme un talisman discret, la bague de son père. Non pas pour pleurer, mais pour avancer. Pour prouver que ce qu’il lui a transmis ne s’arrête pas.
Extrait de "The Voice", les auditions à l'aveugle du samedi 7 mars 2026 sur TF1.















