France 2 programme une soirée spéciale sur les ravages des réseaux sociaux le 11 octobre

Mis en ligne par mercredi 22 septembre 2021 1528
France 2 programme une soirée spéciale sur les ravages des réseaux sociaux le 11 octobre

Lundi 11 octobre, France 2 proposera dès 21:05 une soirée spéciale autour des ravages des réseaux sociaux avec la diffusion d'une fiction suivie d'un documentaire.

En première partie de soirée, France 2 diffusera la fiction “Jugé sans justice” réalisée par Lou Jeunet, suivie du documentaire inédit « Les réseaux de la colère » réalisé par Hélène Lam Trong et diffusé dans le cadre du rendez-vous “Infrarouge” présenté par Marie Drucker.

21:05 “Jugé sans justice”

Gustavo, mari et père de famille « parfait », devait ce jour-là vivre son heure de gloire professionnelle. Mais cette journée tant attendue se transforme en cauchemar : il est placé en garde à vue pour tentative d’enlèvement sur mineure et homicide volontaire. Gustavo est-il coupable ? Claire, la victime présumée, poste son histoire sur les réseaux sociaux. Gustavo et sa famille entrent dans la spirale de la vindicte populaire tandis que la justice se heurte au tribunal de la rumeur…

22:40 « Les réseaux de la colère »

Elle se nichait autrefois dans les méandres du Net : elle envahit désormais notre quotidien sur les réseaux sociaux. Protéiforme, omniprésente, la haine 2.0 détruit des vies et divise peu à peu nos sociétés contemporaines. Pourtant, elle n’était pas programmée au début d’Internet. Qu’est ce qui a changé ?

Ce documentaire interroge le cocktail toxique qui nourrit la haine 2.0, à travers des portraits croisés d’usagers dont les convictions justifieraient, selon eux, la banalisation de l’insulte et de l’invective sur les réseaux. Il met en perspective les usages de l’industrie du numérique qui, par ses algorithmes, surexpose des contenus mensongers ou dangereusement extrémistes, restés confidentiels sans l’aide de la technologie.

Suivant cette dynamique, nos sociétés occidentales se fracturent et se polarisent : quelle responsabilité portent les réseaux sociaux dans ce phénomène ? Est-il encore possible d’endiguer la violence virtuelle sans nuire à la liberté d’expression ?

Note d’intention d’Hélène Lam Trong, réalisatrice

Lorsque nous avons démarré́ ce projet, notre hypothèse était que le climat de haine qui règne sur Internet était le miroir d’un malaise grandissant dans nos sociétés occidentales. Au fil de la préparation du film, j’ai compris que ça n’était qu’à moitié vrai : tout cela est aussi une affaire de technologie. C’est une formule mathématique, un algorithme, qui met en avant des vidéos sur YouTube et qui décide du contenu des fils d’« actualités » des utilisateurs de plateformes telles que Snapchat, Facebook, Twitter, Instagram ou TikTok.

Ce constat est inquiétant car l’usage des réseaux sociaux s’est généralisé : 2,7 milliards d’humains ont un compte Facebook, et parmi eux, on compte 39 millions de Français. YouTube enregistre de son côté 46 millions de visiteurs mensuels. Un quart de son public est composé d’enfants. Les utilisateurs de Twitter, Instagram, Twitch, TikTok, Snapchat se comptent également en centaines de millions.

En ligne, la percée du complotisme et des idées les plus radicales est indéniable. Internet a été́ très tôt investi par les idéologies marginales, qui trouvaient peu d’écho dans les médias traditionnels. Le mouvement QAnon est à ce titre emblématique du pouvoir pris par les réseaux pour propulser à très grande échelle, et internationalement, des idées folles. Ainsi, selon ce mouvement créé aux États-Unis et qui a depuis peu sa branche française, l’Amérique et le monde seraient contrôlés par un État profond, un Deep State sataniste et pédophile que seul Donald Trump serait en capacité́ d’abattre.

À toutes les époques, le complotisme a nourri les extrémismes politiques et religieux. L’outil numérique a fait exploser leur visibilité, leur permettant de s’emparer du débat public pour faire entendre leur vérité.
Ce film s’intéresse à la fois à ceux qui diffusent la haine, à ceux qui partagent leurs idées, et à ceux que l’on nomme « trolls » ou « haters ». Ceux pour qui les réseaux sociaux sont devenus un véritable défouloir, allant jusqu’à menacer de mort des individus dont les idées, le sexe ou la couleur de peau sont différents des leurs.

À travers leurs témoignages, l’idée était de sonder les diverses motivations de ceux qui participent à faire des réseaux un terrain inhospitalier, agressif ou dangereux. Nous avons choisi de nous placer à hauteur d’hommes ; et à hauteur de clavier, si l’on peut dire. Qu’il s’agisse de haters, de militants, de politiques, de citoyens en manque de repères ou de victimes de harcèlement en ligne, tous sont des internautes, tous utilisent les réseaux sociaux et tous naviguent, voire se croisent sur la Toile.

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