“Grands reportages” : Filles du Crazy Horse & marché de Rungis samedi 29 décembre sur TF1

Mis en ligne par vendredi 28 décembre 2018 788
“Grands reportages” : Filles du Crazy Horse & marché de Rungis samedi 29 décembre sur TF1

Voici les reportages qui seront diffusés ce samedi 29 décembre dans la continuité du Journal de 13 Heures de TF1, présenté par Audrey Crespo-Mara. Sommaire de “Reportages découverte” et de “Grands reportages” avec deux rediffusions cette semaine

Reportages découverte Crazy girls

Elles sont quinze, jeunes et belles. La scène est leur vie, la danse aussi. La tournée qui commence les emmène loin de la France pendant des mois : quatre villes en Australie, puis Singapour et enfin Macao. Une équipe de « Reportages Découverte» a suivi la troupe du Crazy horse au bout du monde. Plusieurs mois dans l’intimité des danseuses. Une immersion exceptionnelle dans laquelle on découvre ces jeunes filles qui se cachent derrière ces personnages de danseuses qui illuminent les yeux de milliers de spectateurs chaque année.

C’est une certaine idée du glamour à la française qu’elles incarnent, qui mêle danse et érotisme pour des shows visuels hors du commun. « Nous sommes habillées de lumière », résument les danseuses. Pour cette tournée au bout du monde, le cabaret parisien joue gros puisque nul ne sait comment sera perçu en Asie et en Australie ce spectacle dénudé si « frenchie ».

C’est d’abord à Paris, dans l’intimité des loges de l’avenue Georges V, que le voyage commence. Ce jour-là, une toute nouvelle recrue, Pauline, va danser pour le première fois sur scène et recevoir son pseudonyme, qui ne la quittera plus : Pixel Canon. Pauline, jeune lyonnaise passionnée de danse, s’est mise en tête d’être recrutée au Crazy Horse dès l’âge de huit ans, elle réalise donc enfin son rêve : « En ayant vu le show je me disais bien que c’était physique mais je ne m’imaginais pas que ça l’était à ce point, même psychologiquement, avec tous ces petits détails, ces remises en question sur notre corps, sur la façon de se placer ; le Crazy c’est vraiment réapprendre la danse, réapprendre son corps. »

Pendant que des danseuses s’effeuillent langoureusement chaque soir sur la scène parisienne, une deuxième troupe arrive à l’autre bout du monde, à Melbourne, en Australie, première étape de leur long périple. On découvre alors que ces jeunes femmes sont des filles d’aujourd’hui, hyper connectées sur les réseaux sociaux et surtout farouchement indépendantes. À condition de savoir s’adapter à la vie de tournée dans des univers inconnus, comme l’explique « Margaux La Chapelle », l’une des jeunes danseuses de la troupe : « On perd tout repère, du jour au lendemain, on est dans un pays qu’on ne connaît pas, une langue qu’on ne connaît pas, une culture qu’on ne connaît pas. Donc, si on a nos amies danseuses qui sont là c’est important. »

Pendant cette tournée australienne, entre deux spectacles, quatre danseuses devenues très proches en profitent pour s’adonner à une passion naissante, le surf. A leur retour, elles redoutent la réaction d’Andrée Deissenberg, leur directrice artistique. Elles ont pris des risques et ont mis la tournée en péril. Mais Andrée est admirative : « Je suis fière de la troupe, qui part comme ça à l’exploration du monde ; elles sont jeunes, elles sont belles, elles sont modernes, elles sont fortes, un peu fofolles dans le bon sens du terme, elles bouffent la vie. »

Loin des clichés autrefois véhiculés sur ces filles jolies mais effacées, belles plantes sans caractère, ce reportage au long cours nous fait découvrir au contraire les nouvelles danseuses du Crazy comme on ne les avait encore jamais vues, osant même sans craintes afficher leurs doutes et leurs complexes : « Mon corps sur la plage je n’ai pas envie de le voir, j’ai envie de le cacher, je n’ai pas envie qu’on me regarde. Oui, je suis complexée. Parce qu’on est toujours confrontée à la beauté et à la perfection ».

Ces quelques confessions dans l’intimité des beautés du Crazy Horse les rendent définitivement attachantes.

Grands Reportages Panique à Rungis

Sur le marché de Rungis, à l’approche des fêtes de fin d’année, il souffle comme un vent de panique ! Une excitation, à la fois festive et tourmentée anime les 1 200 entreprises du marché. Certains réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaire annuel en quelques jours. Mais pour cela, il faut travailler sans relâche dans le froid et les courants d’air presque 24heures sur 24, toute une semaine durant ! Une équipe de « Grands Reportages » a suivi quatre producteurs, acheteurs ou grossistes dans cette folie des fêtes de fin d’années.

Pour certains produits très « ciblés Noël », les chiffres s’envolent littéralement. Jonathan et sa femme Kim, producteurs et plus gros vendeurs de sapins de Noël de Rungis, font 70% de leur chiffre d’affaire sur cette période. « On vit presque toute une année sur ces six semaines ! Pendant 11 mois on se démène, et si on se loupe, on est foutus ! ». Pour Jonathan et Kim les enjeux sont colossaux, les coups de chauds promettent d’être nombreux.

Côté volailles, c’est encore pire : 94% des chapons vendus à Rungis, le sont au cours des deux semaines qui précèdent le 24 décembre. Mais cette année, ce n’est pas le chapon qui inquiète le plus Gino Catena, le « roi de la volaille » de Rungis. Suite à la nouvelle vague de grippe aviaire, c’est la pénurie de foie gras qui risque de faire chuter son chiffre d’affaire. « On va devoir aussi augmenter les prix, pour compenser un peu le manque de marchandise… ça risque de grincer des dents, cette année !! »

Valérie est acheteuse en poissons, coquillages et crustacés au pavillon de la marée, à Rungis. Ses clients sont essentiellement des restaurateurs haut de gamme, et des traiteurs. Valérie, c’est d’abord une voix, une gouaille, un accent de « titi parisien », et un franc-parler ! Pas le genre de femme à prendre des pincettes, ni à se laisser marcher sur les pieds. Son challenge, à Noël : honorer les commandes de ses clients malgré une demande qui est multipliée par dix ou vingt à cette période. « La semaine qui précède Noël, même les provinciaux viennent à Rungis pour s’approvisionner ! Chaque année, c’est le cirque : il faut se battre pour avoir de la marchandise de qualité ! »

Jean-François, lui est grossiste en fruits et légumes d’exception ! Il passe une bonne partie de son temps à parcourir le monde à la recherche de nouveaux produits, pour surprendre et séduire ses clients. Il en découvre une centaine chaque année ! Grands chefs étoilés et primeurs de luxe s’arrachent ses trouvailles. Et depuis peu, pour Noël, plusieurs grandes surfaces lui commandent une sélection d’une dizaine de ses fruits et légumes. Pour Jean-François, la période de Noël est cruciale : « Je travaille 11 mois de l’année quasiment sans faire de bénéfice, et en décembre je gagne enfin de l’argent. Alors il ne faut pas se rater ! »