“Reportages découverte” : « Déménagement sans ménagement », dimanche 16 février sur TF1

Mis en ligne par vendredi 14 février 2020 1528
“Reportages découverte” : « Déménagement sans ménagement », dimanche 16 février sur TF1

Le déménagement serait pour les Français, la troisième cause de stress, après le deuil et le licenciement. Pourtant, chaque année, ils sont trois millions à déménager. Si certains changent seulement de logement, pour d’autres c’est une aventure hors du commun qui commence. Pendant plusieurs mois une équipe de “Reportages découverte” mois a suivi des déménagements hauts en couleurs avec des familles prêtes à traverser la France, à déplacer une ménagerie avec des animaux cardiaques ou encore à délocaliser leur usine. Vous découvrirez également une déménageuse unique en France…qui avec son conjoint porte des pianos de plus de 250 kg…

A Bry-sur-Marne, en banlieue parisienne, Marine et Nicolas vont quitter le haras dans lequel ils sont employés pour devenir propriétaire de leur propre centre équestre situé à 90 kilomètres. Un « petit » déménagement s’ils n’avaient pas à emmener avec eux leurs chevaux, leurs poneys mais aussi des poules, des lapins, un dindon, des cochons, des oies, des canards et surtout des lamas. Une trentaine d’animaux peu habitués à voyager et qu’il faudra manipuler avec d’extrêmes précautions. « Un lapin, c’est très cardiaque, explique Nicolas. Donc si je commence à courir après pendant toute l’après-midi, ça ne va pas bien de passer ». Mais c’est le transport des lamas qui angoisse le plus le couple. Très farouches, ils risquent de se tétaniser de peur et de rester couchés. Nicolas et Marine devront alors porter ces bêtes de plus de 100 kilos jusqu’au camion. Déplacer leur arche de Noé s’annonce très sportif !

Près de Lille, Fabrice et Virginie changent de vie. Ils quittent leur Nord natal pour ouvrir des chambres d’hôtes en pleine campagne auvergnate. Ils ont trois jours pour vider toute leur maison, parcourir les 800 kilomètres qui les séparent de leur nouveau chez-eux et se réinstaller. Si leurs deux plus jeunes filles sont ravies de déménager, ce n’est pas du tout le cas de leur aînée, Valentine, 17 ans : « J’y étais pendant les vacances de février, c’était moche. On va commencer à y vivre, ce n’est pas du tout rénové ». A cela s’ajoute une difficulté : dans le Nord, ils peuvent compter sur leurs amis, mais en Auvergne, ils ne connaissent personne. Ils ont donc lancé un appel à l’aide auprès de leurs futurs voisins. « On ne connait pas nos voisins mais je suis sûr que la chaine de solidarité va fonctionner et que de gros bras viendront nous aider » précise Fabrice. A leur arrivée, la famille lilloise pourrait bien avoir des surprises…

A Villefranche-sur-Saône, près de Lyon, la famille Bully, elle, dirige une entreprise de fabrication de matelas en plein essor. En seulement deux ans, la société a multiplié par vingt le nombre de ses ventes. Résultat : ils sont très à l’étroit dans leurs locaux. « On n’a plus la place pour manipuler, souligne Fabien, le fils et actuel dirigeant, les allées sont toutes prises par des palettes qui encombrent le passage ». Le patron a donc pris la décision de quitter les lieux pour beaucoup plus grand. Une délocalisation qu’appréhende sa mère Danielle : « On a très peu de temps devant nous, il ne faut pas qu’on le perde parce qu’une perte de temps, ça va être la cata ». Il faut dire que la tâche est colossale : en quatre semaines, ils doivent déplacer plus de 5 000 matelas, 2 000 sommiers et surtout une machine de plus de 7 tonnes qui va leur donner des sueurs froides.

Enfin, à Paris, Samia, elle, est une professionnelle du déménagement. Elle est même la seule femme en France spécialisée dans les objets très lourds et très fragiles et en particulier les pianos. Pourtant, rien ne prédestinait la jeune femme de 27 ans à exercer ce métier plutôt masculin. Il y a trois ans, elle était esthéticienne ! C’est en rencontrant Lionel, son compagnon, qu’elle a changé de voie. Mais en gardant toujours une petite coquetterie : de longs ongles parfaitement manucurés. « C’est une nécessité d’avoir de jolis ongles pour moi. Si j’avais cassé mes ongles au premier piano porté, je n’aurais pas porté les pianos », confie-t-elle. Avec Lionel, ils enchaînent les interventions toujours plus difficiles et dangereuses, n’hésitant pas à parcourir des milliers de kilomètres. Dans quelques semaines, Samia va se retrouver face à une épreuve de taille : transporter un piano à queue de 320 kilos dans un escalier très étroit. Une épreuve qui s’annonce périlleuse.