“Reportages découverte” : « En verre et contre tout », dimanche 22 novembre sur TF1

Mis en ligne par vendredi 20 novembre 2020 1844
“Reportages découverte” : « En verre et contre tout », dimanche 22 novembre sur TF1

Récemment inscrits au patrimoine culturel immatériel français, les gestes des maîtres verriers sont le fruit d’une longue tradition transmise de génération en génération. En France près de 2000 artisans perpétuent ce savoir-faire aujourd’hui menacé par la mécanisation. Face aux usines qui produisent à bas coût, les verriers doivent donc redoubler d’ingéniosité. Des jeunes et de plus en plus de femmes sont là pour assurer la relève.

Guy travaille dans la plus ancienne cristallerie de France, à Passavant la Rochère. Dans quelques mois, le souffleur prendra sa retraite… il doit donc former son successeur : Maud, une jeune femme de 22 ans. Afin de prouver que les machines ne les remplaceront jamais vraiment, ils vont se lancer dans une production très complexe destinée au marché de l’art. « Il faut qu’on innove », explique Guy. « Il faut vraiment qu’on arrive à créer, à faire des choses que les machines ne pourraient pas faire, pour garder notre savoir-faire ! ».

La particularité de la verrerie française... c’est qu’on peut la trouver dans n’importe quelle région... parfois même là où ne l’attend pas. Sur la petite ile de Bréhat, au large de la Bretagne, une petite entreprise fabrique des pièces décoratives pour les plus grands palaces du monde. Pour satisfaire ces clients exigeants, Frédéric le chef d’atelier se démène à chaque commande : « C’est un combat de tous les jours ! C’est une remise en question à chaque pièce ».

En Normandie, Ludivine, 37 ans, est spécialiste de la restauration de vitraux, à la tête d’une équipe 100% féminine. Depuis quelques mois, elle espère imposer son jeune atelier sur le marché de la création de vitraux contemporains. Des particuliers qui souhaitent rénover leur manoir lui ont passé une commande inédite : « C’est une pression car qu’ils m’ont bien dit que le vitrail donnerait l’âme de la maison et ce n’est pas rien de donner l’âme d’une maison ! ». 350 heures de travail, et près de 1300 morceaux de verre peints à la main seront nécessaires à la réalisation de ce projet… qui va s’avérer plus compliqué que prévu.

Clémence, 23 ans, s’apprête à passer un examen décisif pour lancer sa carrière. Etudiante au CERFAV (le Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verriers) depuis deux ans, elle travaille d’arrache-pied pour tenter de décrocher son diplôme de « Créateur verrier ». Le verre est devenu toute sa vie : « C’est une matière à dompter. Il faut s’en méfier parce que ça coupe, parce que ça brûle, parce qu’on travaille en fusion… mais quand on commence à l’apprivoiser, ça prend les tripes, on ne veut pas que ça s’arrête ! ».