“Grands Reportages” « La fièvre du samedi soir », dimanche 7 août sur TF1

Mis en ligne par vendredi 5 août 2022 1300
“Grands Reportages” « La fièvre du samedi soir », dimanche 7 août sur TF1

Pour de nombreux de Français, il est un objectif attendu avec impatience chaque semaine : le samedi soir… Quelques heures, un temps suspendu où (presque) tout est permis.

Ils sont commerçants, retraités ou à la recherche d’un emploi la semaine. Le WE, entre amis, en amateurs ou professionnels, sur scène ou sur la piste de danse, ils se métamorphosent pour vivre pleinement, chacun à leur manière, une nuit à multiples facettes.

A 68 ans, Christian est un retraité presque ordinaire. Ancien maçon, il entretient son pavillon, cultive son jardin, s’occupe de ses chevaux au cœur du Luberon. Pourtant le samedi soir, il devient Carton, chanteur azimuté des « Raoul Petite », un groupe « barock’n roll » aux chansons plutôt décalées. Un peu hors norme, à l’image de son leader, qui se définit lui-même comme « enfin, un vieux qui déchire ». Une sorte de Iggy Pop à la Française qui n’hésite pas à continuer à se jeter dans le public… depuis 40 ans… Carton fait de ses concerts des spectacles surréalistes. « C’est ça la fièvre, ça monte tout doucement ; pourtant on n’est pas malade, c’est magique. Il y a une osmose, tous ces gens qui ne se connaissent pas ou qui se sont rencontrés à des concerts et qui vivent ensembles le même truc. C’est ça l’alchimie du samedi soir. »

Isabelle est accro au roller dance ; à 46 ans, cette maman de 2 enfants se rêve une seconde jeunesse sur le dance floor ; « c’est ma vie, c’est mon oxygène, c’est le monde dont je rêve et qui ne doit pas s’arrêter ». Une passion qui a commencé à Clermont l’Hérault, près de Montpellier, dans un immense entrepôt reconverti en temple du roller. 1800m2, le plus grand roller dance de France. Isabelle y est venue amener ses enfants, elle n’a plus jamais quitté la piste. « Si je pouvais, je resterai là tout le temps, ce serait ma deuxième maison… ». Pendant des semaines, elle se prépare pour LA soirée disco de l’année... Chorégraphie, patins customisé et costumes années 80 de rigueur… Pour la première fois, Isabelle va faire le show, en public, devant des passionnés venus de toute l’Europe pour faire la fête. « Je suis un peu angoissée même si le but n’est pas de tout faire impeccable, on est surtout là pour montrer qu’on peut danser et s’éclater sur des roulettes ». Ambiance mini shorts, patins lumineux, et boules à facettes…

Pour Olivia, c’est plutôt polka de Bohême, quadrille des lanciers, mazurka et autres valses viennoises. A 26 ans, elle est championne de France de danse historique. Une nouvelle discipline qui ne compte que quelques centaines d’adeptes en France. Leur objectif : reproduire à l’identique les chorégraphies d’antan… Dans quelques semaines, Olivia devra remettre son titre en jeu. Son principal atout : Jean-Guillaume, son partenaire, est un ancien danseur étoile. Mais « rien n’est vraiment gagné d’avance »… En attendant, chaque WE, la jeune femme revit les grands bals prestigieux du 19eme siècle. Des reconstitutions inédites… Costume, coiffure, maquillage, et même protocole… tout doit être conforme aux fastes du second Empire ; à la recherche d’un emploi de médiation culturelle, Olivia occupe donc tout son libre à répéter des chorégraphies et réaliser ses propres costumes. « Le samedi, on sort sa plus belle tenue comme dans un bal de princesse, on met sa plus belle robe… » Bienvenue dans les boite de nuit du 19eme siècle…

Loin du tumulte festif, Florian, lui, est un noctambule adepte d’urbex, une contraction pour exploration urbaine. Il s’introduit dans des lieux abandonnés, interdits au public, et les parcourt de manière clandestine. « Errer dans des lieux la nuit, ça dégage une sorte de sensation à laquelle on prend plaisir ». Une pratique illégale, parfois dangereuse, mais avec ses propres codes : « ne jamais dégrader les lieux, ne rien casser, ne pas laisser d’inscription, ne rien voler et respecter la discrétion du lieu, ne pas donner la localisation » Féru d’histoire, Florian se documente avant chaque expédition. « Je viens en me posant des questions, pourquoi il a été construit, à quelle époque, dans quel contexte. Ce que j’apprécie, c’est ce mélange d’aventure et d’histoire accompagné d’une dose de frissons… » Car la nuit, forcément, tout devient vite inquiétant… Château, bâtiments militaires, catacombe et même un phare… en 7 ans, 150 lieux explorés en toute discrétion… et autant de risques de poursuite judiciaire. Chaque exploration est donc minutieusement préparée comme une opération commando. Sa prochaine cible : un cinéma abandonné, en plein centre ville. Cette fois, il faudra s’introduire par les conduites d’aération, sans se faire repérer…

Entre frissons et émotions, tous partagent un même objectif : vivre une expérience inédite, le temps d’un samedi soir…

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