Fraudes et abus : enquête sur la France qui triche ce soir dans “Capital” sur M6

Mis en ligne par dimanche 15 avril 2018 1243
Fraudes et abus : enquête sur la France qui triche ce soir dans “Capital” sur M6

Ce dimanche 15 avril à 21:00 sur M6, Bastien Cadéac vous proposera dans le magazine “Capital” une grande enquête sur la fraude et les abus en France.

Travail au noir : les milliards dissimulés !

Qui n'a jamais été tenté de payer son plombier, sa nounou ou sa femme de ménage en espèces pour payer moins cher ? Ce geste, qui paraît anodin, coûte pourtant très cher à la France. Selon la Cour des comptes, le travail au noir représenterait pour l'État une perte estimée à 20 milliards d'euros par an ! Sanctions accrues, contrôles plus ciblés, l'État déploie pourtant les grands moyens pour lutter contre les fraudeurs. En 2016, les redressements ont atteint un demi-milliard d'euros. Un record ! Mais le plus dur reste à faire car les fraudeurs ont toujours un coup d'avance et « l'uberisation » de l'économie favorise le travail dissimulé. Si la construction reste le secteur le plus touché (elle représente plus de la moitié des redressements), les services à la personne sont aussi souvent concernés et particulièrement difficiles à contrôler (près de 40% des prestations sont réglées en argent liquide) et les travailleurs détachés demeurent un obstacle de taille. Les réformes impulsées par Emmanuel Macron peuvent-elles changer la donne ? Comment les travailleurs au noir s'adaptent-ils pour passer toujours entre les mailles du filet ? La lutte serait-elle perdue d'avance pour l'État ?

Arrêts de travail abusifs : malades imaginaires, mais vraies dépenses !

C'est une médaille dont la France se passerait bien : avec 16,6 jours en moyenne d'absence par salarié, nous sommes vice-champions d'Europe de l'absentéisme derrière l'Italie. Et la situation ne fait qu'empirer : en 2017, l'Assurance maladie a dû verser 10,5 milliards d'euros, 5% de plus qu'en 2016 ! S'il y a bien sûr des explications liées aux conditions de travail et au vieillissement de la population active, quelle part en revient à la fraude ? C'est l'une des priorités de la Ministre de la santé, et c'est surtout un vrai casse-tête pour les entreprises ! Comment font-elles pour distinguer les arrêts légitimes de ceux abusifs et jusqu'où vont les contrôles pour confondre les malades imaginaires ? Quel rôle jouent les médecins dans cette affaire ? L'État aussi a durci le ton : depuis 1er janvier, le jour de carence a été rétabli pour les fonctionnaires. Ne plus indemniser ce 1er jour d'arrêt a-t-il un impact sur leur absentéisme ?

Transports en commun : combien nous coûte la fraude ?

Un Français sur deux a déjà fraudé dans les transports en commun. Une pratique massive, très française : Paris est très loin devant la plupart des capitales mondiales, alors que le prix du ticket unitaire est parmi les plus bas d'Europe ! Ces fraudes sont très coûteuses : 600 millions d'euros d'argent public partent ainsi en fumée chaque année. Pour s'en sortir, les collectivités tentent depuis un an d'imposer un nouvel arsenal de mesures antifraudes. Certaines sont très à la pointe : traqueur d'identité, billets par SMS, bouton de signalement des fraudeurs sur le tableau de bord des bus, contrôles en civil… Mais les fraudeurs rivalisent d'imagination et de technologies pour contourner la loi. Des petits malins se sont ainsi lancés dans des applications « Waze du contrôleur », d'autres se sont spécialisés sur Snapchat pour faire échouer les contrôles, certains encore créent des « mutuelles du fraudeur », des pots communs pour financer les amendes des uns et des autres ! À combien se chiffre ce jeu du chat et de la souris ? Autorités, fraudeurs ou entreprises qui en ont fait leur business : qui tire profit de la fraude aux transports ?