"C dans l'air" lundi 13 avril 2026, sommaire et invités reçus par Caroline Roux sur France 5

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié lundi 13 avril 2026 507
"C dans l'air" lundi 13 avril 2026, sommaire et invités reçus par Caroline Roux sur France 5

Ce lundi 13 avril 2026 à 17:30, France 5 diffusera un nouveau numéro du magazine “C dans l'air”. Voici le thème de l'émission et les invités qui seront reçus par Caroline Roux.

17:30 L'invité de "C dans l'air"

Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.

Ce lundi 13 avril 2026, Caroline Roux reçoit Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur.

17:45 "C dans l'air"

Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.

Les experts invités :

Général Jean-Paul Perruche, général de corps d’Armée, ancien directeur général de l’État-major de l’U.E.

Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef de France 24, ancienne correspondante à Téhéran.

Alain Pirot, journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant à Jérusalem.

Philippe Dessertine, économiste, directeur de l’Institut de Haute Finance.

Le thème de l'émission :

Iran : les négociations échouent, Trump voit rouge

« À 16 heures, le blocus entrera en vigueur ». C'est par ces mots que le président américain Donald Trump a annoncé lundi le blocage complet du détroit d'Ormuz, par lequel transitent en temps normal 20 % du pétrole mondial, au lendemain de l'échec des négociations de paix entre l'Iran et les Etats-Unis à Islamabad. Les Américains espèrent bloquer l'accès aux 22 ports iraniens répartis sur 2 000 kilomètres pour empêcher Téhéran de vendre son pétrole et de financer la guerre. En face, les gardiens de la Révolution ont menacé toute incursion militaire d’une riposte « dure et sévère ». Le 20 mars, face au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran et à la flambée des cours du pétrole, les Etats-Unis avaient temporairement levé les sanctions visant les exportations de pétrole iranien, pour permettre la vente de 140 millions de barils déjà en haute mer. Aux Etats-Unis, plusieurs responsables politiques, à l'image du sénateur démocrate Mark Warner, s'insurgent face aux contradictions de l'administration Trump : « Nous avons littéralement financé le gouvernement iranien, 14 milliards de dollars qu’ils utilisent pour acheter des armes auprès de la Chine et ailleurs pour attaquer nos troupes ». Quant aux pourparlers pour la paix, la délégation américaine a déjà quitté Islamabad après 21 heures de discussions sans accord. Et personne ne sait ce qu'il adviendra après la fin du cessez-le-feu, prévue le 21 avril.

Pendant que JD Vance négociait avec les Iraniens au Pakistan, Donald Trump assistait samedi soir à un gala de MMA à Miami (Floride). Malgré sa décontraction apparente, la situation pour le président américain relève du casse-tête. Les prix du baril ont augmenté lundi matin de 8 %, dépassant les 100 dollars, tandis que le taux d'inflation aux Etats-Unis a bondi en mars à 3,3 %, à cause de la guerre en Iran. Si l'armée américaine a fait preuve de sa domination dans les airs en Iran, celle-ci a un coût : près de 500 millions de dollars par jour selon les estimations du Financial Times. Face à ce gouffre financier, Donald Trump demande toujours plus d'efforts. Après une première rallonge de 200 milliards demandée au Congrès américain dans le cadre de la guerre en Iran, le président souhaite désormais 1 500 milliards de dollars supplémentaires pour moderniser l'armée et reconstituer les stocks de munitions. Pour financer ce projet, le président veut couper dans les dépenses non militaires, notamment les assurances santé, comme il l'a expliqué le 1er avril : « Medicaid, Medicare… Ces choses individuelles doivent se faire au niveau des États, pas au niveau fédéral ».

En Europe, Donald Trump a aussi enregistré un revers indirect, dimanche, avec la défaite du Premier ministre hongrois Viktor Orban aux élections législatives. Son adversaire Péter Magyar, conservateur mais pro-européen, a enregistré 53 % des suffrages, et une large majorité au Parlement, loin devant le Fidesz de Viktor Orban (38 %). Après des années de politique pro-Kremlin et anti-Europe, la Hongrie va désormais « être un allié solide de l’Union européenne », s'est félicité Péter Magyar. C'est aussi une victoire pour l'Ukraine, dont le prêt de 90 milliards d'euros par l'UE était bloqué par Viktor Orban, proche de Vladimir Poutine. Pour les dirigeants nationalistes qui l'avaient soutenu, de Marine Le Pen à JD Vance, venu en personne à Budapest cinq jours avant l'élection, c'est en revanche une lourde défaite. Comme un symbole, dimanche soir, l'influenceur conservateur américain Rod Dreher, installé à Budapest depuis 2022, envisageait même de « déménager à Vienne ».

À quoi pourrait ressembler le blocus américain du détroit d'Ormuz ? À quel point la guerre en Iran perturbe l'économie américaine ? Et quelles conséquences pour l'Europe après la défaite de Viktor Orban aux élections législatives en Hongrie ?

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

Dernière modification le lundi, 13 avril 2026 15:56
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