17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mercredi 9 septembre 2026, Annie Genevard, ministre de l'Agriculture.
Suite à la sécheresse exceptionnelle de cet été 2026, la ministre de l'Agriculture a annoncé vendredi 4 septembre un plan d'un milliard d’euros pour venir en aide aux agriculteurs, une première réponse qui a été critiquée par les syndicats agricoles. « Ce plan ne permettra pas de sauver les exploitations menacées », a déploré François Walraet, secrétaire général de la Coordination rurale, alors que le ministère évoque de 30 000 à 35 000 fermes en grande difficulté. Les paysans constatent chaque jour un peu plus les dégâts du changement climatique sur leur manière de produire : prairies grillées impropres à nourrir les bêtes, cultures et légumes rabougris, pommes de terre, betteraves, maïs qu’ils s’apprêtent à récolter ...
Les pertes sur l’ensemble du territoire représenteraient « plus de 10 milliards d’euros », selon Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Les discussions doivent se poursuivre, notamment sur l’adaptation du secteur au changement climatique, alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a donné rendez-vous aux agriculteurs mi-octobre pour un premier bilan des aides.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Philippe Dessertine, économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne.
Caroline Michel-Aguirre, grand reporter au service France au Nouvel Obs.
Gaelle Macke, journaliste économique, ex-directrice déléguée de la rédaction de Challenges.
Xavier Jaravel, professeur d’économie à la London School of Economics, président délégué du Conseil d’analyse économique.
Le thème de l'émission :
Flambée des carburants ... bloquer les prix, c'est possible ?
Les prix à la pompe flambent et pèsent toujours un peu plus sur le pouvoir d’achat des Français. L’essence SP95-E10 s’affiche en moyenne à 2,12 euros le litre dans l’Hexagone. C’est son niveau le plus élevé dans le pays depuis le déclenchement de la guerre en Iran, très proche désormais du pic observé en 2022. Quant au litre de gazole, il est remonté autour de 2,28 euros ce mardi 8 septembre.
Cette nouvelle hausse des prix des carburants touche particulièrement les ménages ruraux et les foyers modestes. 10,6 % des ménages français dépensent l’équivalent d’un mois de salaire par an rien qu’à la pompe, selon une étude de l’Insee datant de 2021. Avec ces nouvelles hausses, la facture s’alourdit et entame le budget des Français, dont 42 % font du pouvoir d’achat leur priorité absolue.
C’est dans ce contexte de forte tension que Roland Lescure a réuni ce mercredi les distributeurs. Plusieurs personnalités publiques et politiques, à l’image de Michel-Édouard Leclerc, appellent l’exécutif à plafonner le prix des carburants, mais « le gouvernement y reste défavorable », a indiqué le ministère de l’Économie à l’issue de cette réunion. « La situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure » en France, a expliqué Bercy, sur fond de débat sur la dette et de préparation du budget 2027.
L’exécutif étudie plusieurs pistes pour réduire le déficit public à 5 % du PIB. Les retraités les plus aisés pourraient être mis à contribution, avec une possible moindre indexation des pensions ou une remise en cause de l’abattement fiscal de 10 %. Matignon réfléchirait également à réduire les indemnités des ministres et de certains conseillers. Sébastien Lecornu a par ailleurs assuré ne pas souhaiter toucher ni taxer l’épargne salariale et a annoncé saisir la justice après une fuite ces derniers jours concernant des « travaux internes ».
Le Premier ministre a également promis, dans une lettre adressée aux « entrepreneurs de France », la « stabilité fiscale » et donc l’absence de « nouvel impôt ». La contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés, qui vise les plus grandes structures, ne sera pas supprimée, mais réduite, et « le pacte Dutreil sera préservé », écrit-il, tout en n’excluant pas la suppression de certaines aides aux entreprises.
Sébastien Lecornu s’engage enfin à ce que l’État joue son rôle, notamment en tenant mieux ses comptes. Un effort sur les dépenses de fonctionnement sera demandé aux collectivités territoriales.
Alors, jusqu’où les prix à la pompe peuvent-ils grimper ? Quel impact sur le pouvoir d’achat des Français ? Quelles sont les marges de manœuvre du gouvernement ? Quelles sont les pistes étudiées par Bercy pour le projet de budget 2027 ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
































