Présenté par Augustin Trapenard, le magazine littéraire de France 5 est le grand rendez-vous de l'actualité littéraire sous toutes ses formes : romans, essais, histoire, polars, bandes dessinées, jeunesse, etc.
Chaque mercredi soir sur France 5, Augustin Trapenard convie des auteurs d'univers différents qui font l'actualité littéraire.
Les invités reçus mercredi 16 septembre 2026 :
François Henri Désérable pour son livre Le Palais (Gallimard)
Arun Kumar est doté d’un palais absolu — une mémoire des arômes si infaillible qu’elle confine au prodige. Ce don extraordinaire, il entend bien en faire l’instrument de sa revanche. Reste à découvrir comment. Et contre qui. Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des îles Marquises aux tours de Manhattan, François-Henri Désérable signe avec Le Palais un grand roman d’aventures sur le vin, portrait d’un génie hors la loi dont les crimes se dégustent.
Catherine Meurisse pour son livre Le clan de Walden (Dargaud)
Nous sommes en 1845. Tous les Américains sont captivés par la société industrielle, esclavagiste et matérialiste florissante... Tous ? Non ! Un jeune homme, Thoreau, amoureux de la nature, philosophe en herbe, a décidé de faire un pas de côté. Construire une cabane au bord de l'étang paisible de Walden, dans le Massachusetts, vivre de peu, vivre à fond, cultiver un potager, tenter l'expérience de l'autosuffisance, écrire un journal, observer le vivant, voilà son programme. Autour de Thoreau gravitent des animaux peu farouches, bavards, fins connaisseurs de la terre qu'ils habitent et pas près de la céder aux humains. Au moment où tous comprennent que l'étang de Walden est menacé par la construction d'un barrage, Thoreau et ses amis humains et animaux se mettent en ordre de bataille. Le Clan est constitué. Son plan d'action sera explosif.
Mathias Enard pour son livre Hôtel Balkan (Actes Sud)
Un été, alors que le souvenir d'un amour de jeunesse revient hanter son esprit, Mathias Enard se lance dans une descente en canoë de la Sèvre Niortaise, un fleuve modeste de l'Ouest de la France qui fut longtemps le territoire de son enfance poitevine.
À chaque coup de pagaie remonte à la surface la trace des lieux qui l'ont transformé. La Sèvre, donc, où il lut pour la première fois "Les Mille et Une Nuits" ; la Seine, où il a découvert Proust ; l'Isonzo, célébré par Ungaretti ; le Danube de Magris ; le Bosphore de Nedim, comme un pont entre deux mondes. Chaque fleuve fait écho à une image, une rencontre, une blessure individuelle ou collective, dans cette région des Balkans qui porte les cicatrices des nombreuses guerres du XXe siècle.
De l'Hôtel Balkan de Trieste aux ruines de Sarajevo - où il a croisé, trente ans plus tôt, le regard de Sara, au coeur de la tragédie yougoslave -, ce périple en solitaire prend des allures d'odyssée intime et politique. L'auteur y poursuit son cycle de la "Mélancolie des confins" avec une autobiographie fluviale érudite et sensible, véritable méditation sur les langues, la littérature, l'histoire et la géographie.
Sophie Divry pour son livre Rochebrune (Actes Sud)
Un couple en crise, accablé de deux enfants, décide de partir en vacances à la montagne pour ressouder les liens. Dès leur arrivée au village de Rochebrune, une menace rôde. Xavier maintient son projet d’alpinisme au mépris des alertes météo. Isabelle flirte avec le voisin pendant que les enfants fêtent Halloween. Quand la pluie redouble, et qu’une à une les digues physiques et morales cèdent, chacun doit faire face à son destin.
Avec Rochebrune, Sophie Divry signe un roman haletant et plein d’humour, entre thriller, fable écologique et satire sociale.
Elise Lespade pour son premier roman Paradisi Gloria (Le Cercle Ouvert)
L’histoire d’une famille provinciale, dans la France contemporaine, révèle une constellation de destins dévastés, minée par les traumatismes et les mensonges. Un premier roman époustouflant de puissance et d’ambition.
Depuis la prison, la jeune Zoé Bromberg écrit à une certaine Isabelle, amie de son oncle, pour la prier de lui trouver un avocat. Afin de convaincre son ex-mari, ténor du barreau, de défendre l’accusée, Isabelle entreprend de lui raconter ce qu’elle sait – ou croit savoir – à propos des Bromberg. Et notamment la relation destructrice qu’entretiennent deux frères : Dimitri, l’aîné, pilote de chasse, père de Zoé, figure de domination et de violence, et Gaspard, le cadet, victime de son emprise.
Peu à peu, les points de vue se déplacent, d’autres voix s’entrelacent et se succèdent. Se dévoile alors l’histoire d’une famille de petite bourgeoisie dans la France contemporaine, comme une constellation de destins dévastés, minée par les secrets, les traumatismes, les manipulations, et qui s’est complètement désintégrée à partir du jour où la mystérieuse et turbulente Alexis de la Paz, elle-même pilote virtuose, est arrivée pour épouser Dimitri.
Avec ce premier roman d’une puissance et d’une ambition stupéfiantes, Élise Lespade nous précipite dans un tourbillon choral vertigineux, tragique et lumineux.
































