17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mardi 15 septembre 2026, Caroline Roux reçoit Pascal Perrineau, politologue, membre du conseil scientifique de la Fondapol, et coauteur avec Anne Muxel de l"Inventaire des peurs françaises", aux éditions Odile Jacob.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Philippe Dessertine, économiste, professeur à l’Université IAE Paris Panthéon Sorbonne.
Alain Bauer, professeur émérite au Conservatoire national des Arts et Métiers.
Patricia Allémonière, grand reporter, spécialiste des questions internationales.
Yara Rizk, journaliste économique et financière, rédactrice en chef adjointe à CFNews.
Le thème de l'émission :
C’est une nouvelle menace pour l’économie mondiale. Après le détroit d’Ormuz, la prise du détroit de Bab el-Mandeb par les rebelles houthis, alliés de l’Iran, fait craindre une nouvelle flambée sur les marchés des hydrocarbures.
Car ce passage maritime est essentiel. Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Arabie saoudite y faisait transiter une partie de ses exportations de pétrole. Mais le problème ne concerne pas seulement l’or noir. Bab el-Mandeb commande l’accès méridional à la mer Rouge et, par conséquent, au canal de Suez.
Pétrole, gaz, conteneurs, automobiles, vêtements, engrais, céréales, composants électroniques… Une grande partie des marchandises qui circulent entre l’Asie et l’Europe emprunte cette route. En temps normal, environ 12 % du commerce mondial passe par le canal de Suez et la mer Rouge. Pour les grands porte-conteneurs, la proportion atteint près de 30 %. Une fermeture de Bab el-Mandeb pourrait donc provoquer un choc majeur pour l’économie mondiale. Des conséquences « catastrophiques », a averti ce mardi le Qatar.
Cette mise en garde intervient alors que la situation militaire se tend au Yémen. Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont atteint ces derniers jours la ville yéménite de Dhubab et pris le contrôle de l’île de Perim, située au milieu du passage maritime. Pour l’heure, les Houthis se veulent rassurants. Ils affirment que la navigation reste ouverte, à l’exception des navires saoudiens et israéliens.
Mais que se passerait-il si le détroit venait réellement à être bloqué ? Pour les navires, il ne resterait alors qu’une solution : contourner l’Afrique. Un détour considérable, plus long et surtout beaucoup plus coûteux, qui pourrait encore renchérir le prix du transport des marchandises.
Entre la paralysie du détroit d’Ormuz et la prise de contrôle, par les Houthis, d’une grande partie du littoral de la mer Rouge au Yémen, les approvisionnements en pétrole deviennent de plus en plus difficiles. Le cours du baril, qui faisait jusqu’à présent du yo-yo, s’est remis à flamber.
Une situation particulièrement sensible aux États-Unis, où la colère monte à l’approche des élections de mi-mandat. Dans ce contexte, Donald Trump a refusé de frapper les rebelles yéménites, comme le lui a demandé son allié, l’Arabie saoudite. Le président américain a en revanche demandé à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’« arrêter » d’attaquer les raffineries de diesel en Russie. Il l’accuse de provoquer une « pénurie ».
En France, la colère monte aussi. Une cinquantaine de pêcheurs ont bloqué, ce mardi jusqu’en milieu de matinée, les accès à un dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, pour protester contre la hausse des coûts d’exploitation. Les prix du carburant mettent en difficulté de nombreux secteurs. Et sur les réseaux sociaux, les appels à la mobilisation contre la vie chère se multiplient dans plusieurs villes de France. Certains appellent même à un retour des Gilets jaunes en octobre.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

































