17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mercredi 16 septembre 2026, Damien Leloup, journaliste au Monde spécialisé dans la tech, coauteur de Nos nouveaux maitres, aux éditions Albin Michel. Son dernier livre, Le pouvoir des geeks, est publié aux éditions Les Arènes.
Depuis début septembre, les mises en garde sur l'IA se multiplient. Le patron d’Anthropic, Dario Amodei, soutenu par son homologue d’OpenAI, Sam Altman, ainsi que par Elon Musk a plaidé samedi pour ralentir le développement de l’IA. Le chercheur Jacob Coxon chez Anthropic a, lui, démissionné de son poste le 9 septembre, avec ce message : « Nous croyons vraiment, sincèrement, que l’IA pourrait tuer tous les humains. »
Alors que le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a lui appelé à une « action urgente », Donald Trump parle de « canular ». Il a réagi en fustigeant une « conspiration malsaine » contre l’intelligence artificielle, rejetant les appels à plus de régulations pour cette technologie.
Pourquoi l'IA inquiète-t-elle autant ? Comment comprendre la réaction de Donald Trump aux récents avertissements ? Pourquoi certains parlent-ils de "marketing de la peur " ?
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Anthony Bellanger, éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales.
Nicole Bacharan, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France.
Samantha de Bendern, chercheuse pour le programme Russie/Eurasie au sein du think tank britannique « Chatham House », l’Institut royal des affaires étrangères.
Général François Chauvancy, rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale.
Le thème de l'émission :
Alors que l’Iran a fait main basse sur Ormuz, la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les rebelles houthis soutenus par Téhéran et l’attaque d’un oléoduc crucial en Arabie saoudite compliquent un peu plus l’équation géopolitique, énergétique et militaire au Moyen-Orient, qui était déjà loin d’être simple. En témoigne la nouvelle flambée des cours du pétrole, alors que les Houthis poursuivent leur avancée en mer Rouge. Confronté à une recrudescence des attaques menées au Yémen, le prince héritier saoudien a sollicité le soutien du président égyptien, après avoir échoué à obtenir une intervention militaire américaine.
Selon des responsables américains cités par Axios, Mohammed ben Salmane aurait appelé le président Donald Trump à deux reprises jeudi dernier. Un premier appel pour l’informer de la chute de la ville côtière de Mocha, un second pour réclamer des frappes directes contre les positions houthies menaçant le détroit. Dans les deux cas, la réponse a été négative. D’après Axios, Washington chercherait à éviter l’ouverture d’un nouveau front militaire alors que les forces américaines restent concentrées sur l’Iran et sur la sécurité du détroit d’Ormuz.
D’autant que, contrairement à ce que Donald Trump a affirmé récemment, les États-Unis ne disposeraient pas de « quantités énormes de munitions ». Plus de six mois après le début de la guerre en Iran, où en sont les stocks d’armement des États-Unis ? Un rapport de l’inspecteur général du Pentagone, publié lundi, estime qu’entre le 28 février et le 30 juin, l’opération « Fureur épique » contre le régime des mollahs a coûté environ 33,4 milliards de dollars, dont 22,3 milliards dépensés uniquement en munitions tirées. Le document relève également que « les dépenses en munitions ont provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d’étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions ». Mais le rapport souligne aussi les mesures prises pour accélérer la production. L’accent est notamment mis sur la production de systèmes de défense THAAD, de missiles Tomahawk et de missiles de défense antiaérienne Patriot.
Une pénurie de munitions qui affecte également l’Ukraine. Alors que la Russie multiplie les frappes, le chef de l’État ukrainien a de nouveau lancé, ces derniers jours, un appel à l’aide pour la défense aérienne de son pays à l’approche de l’hiver et répété ses besoins, notamment en missiles Patriot. De son côté, le Premier ministre polonais a prévenu, lors d’une réunion d’urgence dimanche : « L’escalade de la Fédération de Russie est un fait. » « Nous ne pouvons exclure que cette escalade touche notre territoire », a expliqué Donald Tusk. Cette déclaration fait suite au bombardement d’un train qui faisait la liaison Kiev-Varsovie, à quelques centaines de mètres de la frontière polonaise, par des drones russes.
Membre de l’Otan en première ligne face à la Russie, la Pologne ambitionne de devenir la première armée d’Europe. Pour cela, elle dépense actuellement près de 5 % de son PIB dans la défense et cherche à établir de nouveaux partenariats. En mai dernier, Paris et Varsovie ont notamment signé un traité d’amitié à Nancy qui « ouvre la possibilité » d’une extension du parapluie nucléaire français à la Pologne.
Une initiative qui prend une dimension particulière alors que les Européens s’interrogent sur l’attitude des États-Unis de Donald Trump en cas d’attaque russe. Emmanuel Macron a proposé à plusieurs partenaires européens de participer à des exercices et à un dialogue stratégique autour de la « dissuasion avancée », tout en maintenant que la décision ultime d’employer l’arme nucléaire reste exclusivement entre les mains du président français. Paris précise également que cette initiative doit compléter, et non se substituer à la dissuasion nucléaire de l’Otan. Autre pays membre de l’Alliance partageant une frontière terrestre avec la Russie, la Finlande a annoncé ce lundi « rejoindre » la dissuasion nucléaire « avancée » proposée par la France. C’est le dixième pays européen à rejoindre cette initiative destinée à renforcer la défense de l’Europe face à la menace russe.
À Moscou, l’annonce a fait réagir. « Nous qualifions cette initiative française, pour parler avec douceur et beaucoup de diplomatie, d’imprudente. Bien sûr, cela crée des risques pour nous », a déclaré mardi la porte-parole de la diplomatie russe lors de son point-presse hebdomadaire.
Pénurie de munitions, démissions en cascade… Dans quel état se trouve réellement l’armée américaine ? L’offre d’Emmanuel Macron d’une dissuasion nucléaire « avancée » séduit un nombre croissant de partenaires européens. De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce que la dissuasion avancée ? Enfin qui est Umar Kremlev, l’oligarque russe proche de Poutine qui a réglé la note de mariage du fils aîné de Donald Trump ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

































