17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mardi 29 septembre 2026, Caroline Roux reçoit Alain Bauer, professeur émérite au Conservatoire national des Arts et métiers, qui publie "Il faut sauver nos enfants, le livre noir de la pédocriminalité", aux éditions First.
Selon la Ciivise, 160000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année. Alertes ignorées, institutions qui protègent leur réputation ... et des enfants laissés sans protection. En tout, ce sont 5,5 millions d'adultes qui ont été victimes de violences sexuelles durant leur enfance. L'affaire Lyhanna a mis au jour les dysfonctionnements des institutions en la matière, conduisant à un drame qui a marqué la France entière. Depuis, plus de 85.000 plaintes pour infractions sexuelles ont été recensées dans tout le pays, dont près d'un millier sont considérées comme prioritaires. Quels sont les dysfonctionnements ? Comment mieux prendre en charge les violences sexuelles faites aux enfants ? Quels sont les exemples qui ont fonctionné à l'étranger, et dont il faudrait s'inspirer ?
Alors que la loi intégrale contre les violences sexuelles doit être débattue à l'Assemblée nationale à partir de jeudi, Alain Bauer, est l'invité de Caroline Roux.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Pascal Perrineau, politologue, professeur à Sciences Po.
Louis Hausalter, journaliste politique au Figaro.
Brice Teinturier, politologue et directeur général délégué d’Ipsos-BVA France.
Audrey Goutard, grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société.
Le thème de l'émission :
La contestation lycéenne prend de l’ampleur. Débutées la semaine dernière en Île-de-France, les manifestations et les blocus des lycées gagnent du terrain en France ce mardi 29 septembre, jour de grève dans la fonction publique. Selon le ministère de l’Éducation nationale, 338 établissements font l’objet d’actions ou de perturbations depuis le début de la journée, notamment à Lille, Strasbourg, Nice, Paris et Saint-Denis.
Le mouvement, qui s’étend, a également pris ces dernières heures un tour politique. « L’école de la République n’est pas un terrain de jeu partisan », a écrit sur X le Premier ministre, accusant en substance La France insoumise de « mettre en danger des élèves ». Sébastien Lecornu, qui dénonce la « surenchère irresponsable » des insoumis, affirme qu’« instrumentaliser la colère » des lycéens « à des fins partisanes est une faute ». « Le devoir d’un élu de la République est de protéger les jeunes et d’appeler au calme », écrit encore le Premier ministre.
Des accusations qui ont fait réagir le leader du parti. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « surenchère » du Premier ministre. « Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression. Cette férocité est irresponsable, avec un arrière-goût raciste évident », a critiqué sur X le candidat LFI à l’élection présidentielle. Il a également demandé aux élus de « s’interposer » et a appelé les parents d’élèves à rejoindre les lycéens mobilisés pour « venir à la rescousse de leurs enfants ».
Derrière la joute politique, les trois syndicats de l’enseignement secondaire, SNES-FSU, SNEP-FSU et SNUEP-FSU, ont dénoncé, dans un communiqué conjoint, des « interventions violentes, sans discernement, de la police devant plusieurs établissements » et appelé au dialogue, alors que le blocage des lycées s’étend et que les élèves font entendre leurs revendications : des classes surchargées, l’absence de professeurs et de personnels, des conditions insalubres ainsi que des inégalités scolaires et territoriales.
L’Union syndicale lycéenne (USL), principale organisation représentative des lycéens, a appelé ce mardi à des blocages dans toute la France afin de faire converger la mobilisation des élèves avec celle des agents de la fonction publique. Plus de 170 rassemblements sont prévus partout dans l’Hexagone, à l’appel d’une large intersyndicale. Les agents de la fonction publique protestent contre le nouveau gel de leur point d’indice envisagé dans le prochain budget, le recul de leur pouvoir d’achat et demandent davantage de moyens.
Parallèlement, Mediapart a publié, lundi, des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du Rassemblement national, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation. Cette enquête a été qualifiée de « dinguerie » par Marine Le Pen.
« S’il y a des contestations qui continuent très fortes, si on est mis en cause de manière répétée encore sur la qualité de nos informations, nous publierons les documents que nous avons en notre possession », a affirmé de son côté Antton Rouget, journaliste de Mediapart. « Comme on l’explique dans l’article, il y a des documents écrits de la main de Jordan Bardella, qui sont composés à la fois de mails dans des boucles parfois larges, parfois restreintes, et de conversations, notamment sur des messageries. Ce sont des documents, c’est important, qui sont authentifiés, y compris d’un point de vue technique », a renchéri le journaliste au micro de franceinfo.
Le sujet vous questionne ?
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