"C dans l'air" jeudi 8 octobre 2026, sommaire et invités reçus par Aurélie Casse sur France 5

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié jeudi 8 octobre 2026 441
"C dans l'air" jeudi 8 octobre 2026, sommaire et invités reçus par Aurélie Casse sur France 5

Ce jeudi 8 octobre 2026, France 5 diffusera un nouveau numéro du magazine “C dans l'air”. Voici le thème de l'émission et les invités qui seront reçus par Caroline Roux.

17:30 L'invité de "C dans l'air"

Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.

Ce jeudi 8 octobre 2026, Caroline Roux reçoit Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU. Il publie "N'ayons pas peur, revisiter le passé pour comprendre le présent", aux éditions Robert Laffont.

17:45 "C dans l'air"

Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.

Les experts invités :

Christophe Barbier, éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur.

Soazig Quemener, rédactrice en chef à La Tribune Dimanche.

Audrey Goutard, grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société.

Gaëlle Macke, journaliste spécialiste des questions économiques, ancienne directrice déléguée de la rédaction de Challenges.

Le thème de l'émission :

Lycées, budget, carburants : la peur de la contagion

Les principales organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à amplifier la mobilisation, déçues par les annonces du Premier ministre. Elles sont soutenues par des syndicats de l’Éducation nationale. Ce jeudi 8 octobre, les blocages d’établissements scolaires se poursuivent et des manifestations se déroulent à Paris ainsi que dans plusieurs villes du pays.

Dans une allocution depuis Matignon, le Premier ministre a reconnu mercredi soir ne pas être « indifférent aux angoisses qu’ils expriment », mais a donné rendez-vous fin octobre pour des annonces. « Nous sommes dans le temps du dialogue », a affirmé Sébastien Lecornu, soulignant que la plateforme ouverte pour recueillir les doléances a déjà reçu plus de 43 000 participations. Le chef du gouvernement veut se donner du temps pour répondre à la mobilisation, ce que ne comprennent ni les lycéens, ni les syndicats enseignants, ni les proviseurs.

Le principal syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN-Unsa, avait refusé mercredi d’organiser le « temps de démocratie » réclamé par le chef du gouvernement, qualifiant la mesure d’« improvisée, irréalisable et irresponsable ». « Pour sortir de cette crise, il faudra autre chose qu’annoncer des temps de concertation », avait expliqué Nicolas Bonnet, secrétaire national du SNPDEN, au micro de franceinfo.

« Il nous faut 10 milliards. À un moment, il faut arrêter de se moquer de nous. Monsieur Lecornu lance des discussions, il reparle de cahiers de doléances. Les cahiers de doléances des Gilets jaunes, ils sont où aujourd’hui ? », a lancé Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, à BFMTV, avant d’appeler l’ensemble des Français à rejoindre le mouvement.

En première ligne dans la crise lycéenne, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a promis la présentation d’un « plan d’urgence » pour remplacer les enseignants absents d’ici à « quelques heures ou quelques jours ». Avec le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, il doit recevoir, à 15 heures à son ministère, les trois principales associations lycéennes.

Auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, le ministre de l’Intérieur a défendu sa doctrine en matière de maintien de l’ordre, mettant en avant des consignes de « proportionnalité ». « Hier soir, nous étions à 6 629 interpellations », a expliqué Laurent Nuñez. Depuis le début du mouvement lycéen et jusqu’à aujourd’hui, 761 policiers et gendarmes, 215 élèves et 89 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés. Au total, l’IGPN, la « police des polices », a été saisie d’au moins 18 enquêtes, après que des lycéens ont été blessés par des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) et de grenades.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a dénoncé une « dérive globale par rapport à l’État de droit, le non-respect du cadre légal » lors des interventions des forces de l’ordre face aux lycéens mobilisés depuis plusieurs jours. Dans un geste d’apaisement, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mercredi matin la suspension de l’usage des grenades assourdissantes, mais a récusé le terme de « répression policière ».

Alors, comment les forces de l’ordre travaillent-elles sur les manifestations ? Quelle est la doctrine du maintien de l’ordre ? Jusqu’où ira la contestation lycéenne ?

Si le gouvernement se donne plusieurs semaines pour répondre aux lycéens, le Premier ministre a été plus concret hier soir sur les prix de l’énergie. Sébastien Lecornu a annoncé le déblocage de 10 millions de barils de gazole pour trois mois et dit espérer une baisse des prix comprise « entre 12 et 18 centimes » le litre à la pompe. Il a indiqué également qu’il réunirait à Matignon les distributeurs « pour y travailler dans les tout prochains jours », alors que, sur les réseaux sociaux, depuis plusieurs semaines, des appels à se faire entendre le 17 octobre se multiplient. Une situation surveillée par les autorités françaises, qui ravive le spectre des Gilets jaunes.

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

Dernière modification le jeudi, 08 octobre 2026 16:19
mail

L'actualité TV • Newsletter
Pour ne rien louper...
Chaque semaine, recevez en avant-première une sélection de programmes qui seront bientôt diffusés à la TV.