17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce vendredi 30 octobre 2026, Aurélie Casse reçoit Gilles Gressani, directeur de la revue Le Grand Continent et enseignant à Sciences Po Paris.
Le Grand Continent vient de publier un dossier consacré aux midterms. Aux États-Unis, les élections de mi-mandat du 3 novembre pourraient marquer un coup d’arrêt pour Donald Trump, au risque d’attiser davantage sa fureur, à deux ans de la fin de son mandat.
Qui est James Talarico, cet ancien séminariste qui pourrait faire basculer le Texas dans le camp démocrate mardi prochain, une première depuis 1988 ? Quelles seraient les conséquences d’une défaite de Donald Trump sur la scène internationale, notamment pour la guerre en Ukraine ?
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Echos.
Bruno Jeudy, directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche.
Damien Delseny, rédacteur en chef adjoint en charge du service justice du Parisien.
Fanny Guinochet, éditorialiste économique à France Info.
Le thème de l'émission :
Y aller ou non ? C’est la question que se posent nombre de manifestants à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation pour la jeunesse et contre la vie chère. Le ministre de l’Intérieur a parlé d’un « risque très élevé de troubles à l’ordre public » et promis la fermeté. Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront à nouveau mobilisés ce samedi 31 octobre dans l’Hexagone. Emmanuel Macron a une nouvelle fois demandé aux préfets de ne pas accepter de cortèges dans les centres-villes. Ces derniers ont émis de nombreuses restrictions aux manifestations et décrété des couvre-feux pour les mineurs dans plusieurs communes.
Mais, à quoi faut-il s’attendre demain ? Un mois et demi après le début du mouvement lycéen, le gouvernement a fait, en début de semaine, de premières annonces – remplacement de Parcoursup, 5 milliards d’euros pour rénover les bâtiments, 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur – sans éteindre les appels à la mobilisation. Les acteurs de l’éducation rappellent les dix mesures d’urgence demandées, et le bras de fer se poursuit ce vendredi devant la justice. Les syndicats ont annoncé qu’ils contestaient l’arrêté interdisant les parcours initialement souhaités par l’intersyndicale. « La préfecture nous balade de parcours en parcours et suit des ordres hiérarchiques incompréhensibles », a fustigé l’Union nationale des étudiants de France (Unef). L’Union étudiante a dénoncé, de son côté, « des manœuvres de la part du gouvernement qui organise le chaos ». Parallèlement, sur les réseaux sociaux, la coordination des Gilets jaunes appelle à un « acte III », avec un mot d’ordre désormais centré sur la défense des libertés publiques.
À J-1 des mobilisations prévues dans la capitale, la préfecture de police de Paris a pris des arrêtés interdisant le parcours de manifestation souhaité par les syndicats, mais aussi celui souhaité par les Gilets jaunes, leur imposant à la place un itinéraire entre les portes de Bagnolet et de Charenton. « La liberté constitutionnelle de manifester ne doit pas aller à l’encontre de la liberté du commerce, de la liberté d’aller et venir », a expliqué par la suite au micro de RMC la porte-parole de la préfecture de police de Paris.
Depuis le début du mouvement, 3 000 commerces ont subi des dégradations et, à la veille de ce samedi 31 octobre, jour d’Halloween, les craintes sont particulièrement élevées chez les commerçants. Ils « ont hâte que ce samedi soit terminé, je vous le dis », a lancé ce matin sur France Inter Alain Di Crescenzo, président du réseau des CCI (chambres de commerce et d’industrie) de France. Ce dernier a également appelé les commerçants à ne pas se faire justice eux-mêmes : « Vous n’êtes pas là pour ça. Vous n’êtes pas mandatés pour ça et vous serez en infraction avec la loi, donc ça ajoutera des difficultés aux difficultés », assure le président des CCI de France. « Laissez faire les forces de l’ordre. Soyez prudents quant à l’ouverture de vos magasins. »
Alors, combien de manifestants vont se donner rendez-vous le jour d’Halloween ? Quelles sont leurs revendications ? Comment les autorités se préparent-elles ? Quel est l’état d’esprit des commerçants ? Comment tentent-ils de limiter les pertes ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.
































