L'histoire en quelques lignes...
Londres, 2027. Depuis dix-huit ans, plus aucun enfant n'est venu au monde sur la planète. L'infertilité inexpliquée des femmes a fait plonger les économies mondiales dans le chaos. Devenu un État policier, le Royaume-Uni livre aux migrants qui affluent sur ses côtes une guerre sans merci, les abattant sommairement ou les enfermant dans des camps.
Tournant le dos à son passé d'activiste en faveur des droits humains, Theo Faron végète désormais dans un emploi d'anonyme bureaucrate. Un jour, il est enlevé par les "Poissons", le groupe de résistants que dirige Julian Taylor, son ancienne compagne. En échange d'une importante somme d'argent, elle lui demande d'obtenir de son cousin ministre des papiers pour Kee, une jeune réfugiée qu'il faut à tout prix faire sortir du pays...
Humanité renaissante
Les dystopies ont ceci de troublant que leurs présages font parfois écho aux situations du présent.
Adaptant librement un roman de la Britannique P. D. James, le réalisateur mexicain Alfonso Cuarón (Gravity) livre une vision sombre – mais plausible... – des crispations identitaires dans un monde dévasté par une infécondité généralisée.
Alors que la natalité est désormais en berne un peu partout en Occident, que la préservation de l'environnement mais aussi des modèles sociaux agite de nombreuses nations, Les fils de l'homme résonne encore plus fort, deux décennies après sa sortie en salles. Transformé malgré lui d'employé désabusé en sauveur d'une humanité renaissante, Theo (Clive Owen) entreprend un périlleux périple avec la jeune femme enceinte (Clare-Hope Ashitey) dont il doit assurer la protection. Mais si les armes parlent dans cet univers livré aux pires excès, l'espoir n'a pas disparu : le salut peut encore surgir de ceux qui n'ont pas tout à fait perdu la foi en leurs prochains.

































