L'histoire en quelques lignes...
En couple avec Simon, Emma Stern, contrebassiste, apprend qu’elle attend un enfant. Mais quelques semaines plus tard, on lui découvre un cancer du sein à un stade avancé.
Alors qu’elle se refuse à avorter comme le préconise un chirurgien, arguant de la radiothérapie à venir, la jeune femme livre combat avec son compagnon afin que la vie triomphe et pour donner naissance à leur petite fille, envers et contre tout.
La guerre est déclarée
Portant sa propre histoire à l’écran, la cinéaste Sólveig Anspach signe un premier film d’une bouleversante vérité, qui met en scène la course contre-la-montre d’un couple brutalement précipité dans un duel entre pulsions de vie et menaces de mort.
Par sa pudeur, le récit, d’une grande élégance, se tient d’emblée à distance du mélo, explorant au travers d’un panel de nuances le déluge émotionnel déclenché par l’épreuve. Le film accompagne l’héroïne pas à pas, silhouette droite bringuebalée dans les montagnes russes de son agenda médical, des couloirs glacés de l’hôpital aux répits dans la chaleur du foyer.
Alors que la guerre est déclarée, Emma – Karin Viard qui compose, par son humanité et sa dignité, une partition d’une rare intensité – et Simon – Laurent Lucas, parfait de justesse –, présence douce et soutien ferme dans le chaos, unissent leurs forces et leurs failles dans une lutte à l’issue incertaine. L’amour et l’humour défient l’horreur et la tendresse fait rempart au découragement, quand il faut accepter cet autre soi, crâne rasé et corps abîmé, jusque dans le miroir de l’être aimé.
Animé d’un puissant souffle de vie et infusé de grâce, un acte de résistance.



































