"Ma femme s'appelle reviens" avec Anémone & Michel Blanc sur Arte mercredi 17 juin 2026

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié lundi 15 juin 2026 291
"Ma femme s'appelle reviens" avec Anémone & Michel Blanc sur Arte mercredi 17 juin 2026

La poésie de Michel Blanc, le charme comique d'Anémone, le savoir-faire de Patrice Leconte : trois bonnes raisons de (re)voir mercredi 17 juin 2026 à 20:55 sur Arte cet éloge eighties des amours multiples qui, malgré son titre peu inspiré, a mieux vieilli que quelques-uns de ses contemporains.

L'histoire en quelques lignes...

Ce jour-là, Bernard accomplit l'exploit que plus personne n'oserait rêver : doubler la queue pour franchir sans passeport le contrôle de sûreté à Orly, prendre de vitesse les policiers lancés à ses trousses et se précipiter – trop tard – derrière le bus qui emporte sa femme Marie-Claude loin de Paris, après cinq années de vie commune orageuse. Le plaqué désemparé emménage peu après dans une résidence pour célibataires.

Salarié de SOS Médecins, il se porte volontaire pour le service de nuit. Nadine, sa voisine d'en face, photographe de mode pour qui chaque chagrin d'amour se solde par une crise de boulimie arrosée de torrents de larmes, n'est pas mieux lotie. Seraient-ils faits pour se rencontrer ?

Toute une époque

Éloge du vagabondage amoureux qui s'apparente aujourd'hui à une satire légère des dénouements trop attendus des "rom-com" (comme on ne disait pas encore), ce film doit beaucoup au charme et au talent des regrettés Anémone et Michel Blanc, ses interprètes principaux, qui y apportent un abattage forgé dans la troupe du Splendid.

Michel Blanc, également coscénariste, insuffle son grand humour teinté de mélancolie à son personnage de loser petit et chauve, donc contraint d'être drôle pour séduire. Tandis qu'il écume les tranquilles rues parisiennes en faisant hurler la sirène de sa R5 pour conduire une jolie lycéenne aux portes de son bahut – seule note rappelant vraiment qu'en termes de rapports hommes-femmes la donne a changé –, Anémone, plus flamboyante mais loseuse tout de même, sanglée dans d'improbables vestes à épaulettes, jongle en toute liberté entre le burlesque et la candeur.

Au total, si l'on excepte aussi son titre trompeur et peu inspiré, un film dont le parfum d'époque et la fraîcheur intacte compensent largement l’usure du temps.

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Publié dans Cinéma, Mercredi
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