L'histoire en quelques lignes...
Après plusieurs semaines d’incertitude, Matt King, avocat à Hawaï, va devoir annoncer à ses filles, Scottie, 10 ans, et Alexandra, 17 ans, que leur mère Elizabeth, plongée dans le coma depuis un accident de hors-bord, ne se réveillera pas.
À la tristesse de la perte annoncée s’ajoute une autre épreuve à laquelle il n’était pas préparé lorsque Alexandra lui révèle qu’Elizabeth avait une liaison. Flanqué de ses filles et de Sid, un ami pot de colle de l’adolescente, Matt se met en tête de retrouver l’amant de sa femme.
Dans le même temps, il doit finaliser la vente de terres vierges appartenant à sa famille sur l’île de Kauai.
Archipel familial
Adapté du roman éponyme de l’écrivaine Kaui Hart Hemmings, The Descendants se démarque par son subtil dosage d’émotion et d’humour.
Loin du pathos que pourrait imposer son sujet, Alexander Payne fait surgir le rire au travers, notamment, de l’opposition entre ce père dépassé et sa progéniture dont il s’est trop peu occupé. On se délecte des vains sursauts d’autorité de Matt face aux facéties de Scottie, aux explosions verbales d’Alexandra – qui, la colère passée, se révélera une solide alliée – et aux interventions déplacées de Sid, dont il subit la présence envahissante.
En chemise à fleurs, George Clooney, à la fois sexy et pitoyable, incarne à la perfection cet homme ébranlé, qui va se reconnecter à l’essentiel (ses proches et ses racines) au fil d’un processus aussi douloureux que lumineux.
Jouant avec la géographie singulière de l’archipel hawaïen, métaphore de la famille, un film profondément attachant, bercé de musique locale.


































