“Reportages Découverte” : le business des religieuses, samedi 23 mars sur TF1

Mis en ligne par jeudi 21 mars 2019 3378
“Reportages Découverte” : le business des religieuses, samedi 23 mars sur TF1

Qu’ils soient dans des couvents, des monastères ou des abbayes, en France, de plus en plus de prêtres et de religieuses sont obligées de travailler pour faire vivre leur communauté. Face à la raréfaction des dons, près de 200 d’entre elles ont dû développer des activités pour subvenir à leurs besoins. Fromage, vin, savon, biscuit, bougie, tisane et même oreillers… Un marché estimé à plus de 70 millions d’euros. Exceptionnellement, 4 communautés nous ont ouvert leurs portes. Elles vivent cloitrées et ne sortent qu’en cas de force majeure. Pendant plusieurs semaines elles ont accepté de nous dévoiler leur quotidien hors du commun, où les plages de travail s’insèrent entre 5 prières quotidiennes. Nous avons pu pénétrer dans les moindres recoins du monastère, et découvrir leur vie à l’écart du monde.

A Verdun, les Carmélites fabriquent des couettes et des couvertures haut de gamme. Elles sont dix à vivre dans ce couvent et la plupart n’en sont jamais sorti. Jamais les carmélites n’avaient accepté d’être filmées. « On travaille en silence et en solitude. C’est la caractéristique de notre carmel. Il faut aussi que le travail soit un lieu de prière », raconte Sœur Laure. Mais parfois, cette ambiance faite de silence, de méditation et de prières est un peu troublée. Cette semaine, c’est une commande qui va semer un vent de panique…un palace parisien a besoin d’une couette en plume d’oie de toute urgence. Mais à raison de 5 prières par jour, pas facile de travailler en continu… Les Carmélites vont devoir s’organiser…

Près de Roanne, 42 Bénédictines vivent, elles aussi, cloitrées dans l’Abbaye de Pradines. Elles ont une petite imprimerie et fabriquent des faire-part de mariage. « On s’occupe de mariage, mais ça nous fruste pas. On n’est pas ici parce qu’on a vécu une rupture amoureuse. On est ici parce qu’on vit une grande histoire d’amour avec le Christ », confie Sœur Hildegarde. Mais depuis 2 mois, les Bénédictines n’ont pas de commande et les comptes sont au rouge. Une réunion de crise est organisée et puis un jour…un coup de téléphone retentit…une commande. Soulagement chez les bénédictines et le début d’un nouveau départ.

Des soucis financiers, c’est aussi ce que connaissent les moines Bénédictins de l’Abbaye de Saint-Wandrille, en Normandie. Mais leur abbaye est en bien mauvais état et les travaux pourraient couter des centaines de milliers d’euros. Alors, depuis 2 ans, le bénédictins ont décidé de tenter le tout pour le tout…un projet des plus audacieux : fabriquer de la bière d’abbaye made in France… « C’est la seule bière fabriquée par des moines dans une abbaye en France. Elle est unique. Maintenant, il faut la faire connaître et la vendre en grand nombre. » explique Frère Benoît. Pour cela, les moines vont devoir sortir de leur silence et organiser une grande opération de communication avec conférence de presse, déplacements commerciaux…un changement de vie pour le frère Benoit…pas toujours facile à vivre.

Enfin à Laval, s’il y en a qui ont le sens du commerce ceux sont bien les 45 Cisterciennes de l’Abbaye de la Coudre. Depuis plusieurs années elles ont fait le choix de la diversification : une boutique de produits monastiques, du fromage, des articles de maroquinerie et même… des sachets de flan en poudre qui assurent plus de la moitié de leurs revenus. Mais pour trouver de nouveaux marchés, Sœur Marie-Pierre, la Vrp de la communauté, va devoir sortir de l’abbaye pour démarcher des clients à Paris. « C’est moi qui gère la partie commerciale et les ventes à l’extérieur. La première fois, c’était dur de sortir du monastère, j’étais sonnée… » raconte Sœur Marie-Pierre. Sa mission à Paris va lui réserver quelques surprises…

Publié dans Documentaires