« Nous, otages des SS » : docu-fiction à voir mardi 8 décembre sur ARTE (vidéo)

Mis en ligne par dimanche 6 décembre 2020 1831
« Nous, otages des SS » : docu-fiction à voir mardi 8 décembre sur ARTE (vidéo)

Comment, en 1945, Himmler et d'autres dignitaires nazis ont tenté de monnayer la vie d'éminents prisonniers (hommes d'État, militaires, résistants…) pour sauver leur peau. Le récit haletant d'un fait historique méconnu en France, à voir mardi 8 décembre à 20:50 dans un document en deux parties.

S'appuyant sur les témoignages de ceux qui, enfants, ont été pris en otages, mais aussi sur des scènes de fiction, des interviews d'historiens et des images d'archives, Christian Frey restitue de façon émouvante et détaillée ce chapitre méconnu de la fin de la Seconde Guerre mondiale. À noter que le socialiste français Léon Blum et son épouse Jeanne, qui ne figurent pas dans ce documentaire, faisaient aussi partie du convoi.

Partie 1 Entre espoir et désarroi

Le 26 avril 1945, un convoi de 139 otages, hommes, femmes et enfants originaires de 17 pays d'Europe, quitte le camp de Dachau, encadré par une cinquantaine de SS. Parmi eux, des hommes d'État et leurs proches (comme l'ancien chancelier autrichien Schussnig, son épouse et sa fille), des résistants (dont Sante Garibaldi, petit-fils du héros de l'indépendance italienne), des militaires (le commandant en chef de l'armée grecque Alexandros Papagos ou le héros de l'aviation britannique Bertram Arthur James), et les familles des officiers ayant fomenté un attentat manqué contre Hitler, en juillet 1944. Les princes Philippe de Hesse et Frédéric Léopold de Prusse sont aussi du nombre. Himmler, patron de la SS et chef de la Gestapo, les a fait transférer de différents lieux de détention pour les utiliser comme monnaie d'échange avec les Alliés, dont la victoire est imminente.

Partie 2 Sur le fil du rasoir

Le 28 avril, alors que le groupe a réussi à passer sans encombre le col du Brenner, qui sépare l'Autriche de l'Italie, l’otage Von Bonin, colonel rebelle de l'armée allemande, parvient à mettre les femmes et les enfants à l'abri dans la localité de Villabassa, sous la protection de la population. Il envoie aussi un message de détresse au commandement de la Wehrmacht pour l'Italie du Nord, à Bolzano. Celle-ci envoie un détachement sur les lieux. L'un des responsables SS du convoi accepte finalement de lui remettre le groupe d’otages, avant que les troupes américaines, arrivées le 4 mai, ne prennent celui-ci en charge.

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