« Israël-Iran, la longue guerre », mardi 16 mars sur ARTE (vidéo)

Mis en ligne par dimanche 14 mars 2021 1484
« Israël-Iran, la longue guerre », mardi 16 mars sur ARTE (vidéo)

Comment l’Iran est-il devenu l’ennemi d’Israël et des États-Unis, qui furent les alliés du Chah ? Avec certains des acteurs de cette guerre larvée, retour sur une spirale funeste qui menace de semer le chaos au Moyen-Orient et au-delà. Un document en deux parties à découvir mardi 16 mars à 21:05 sur ARTE.

Partie 1 Aux origines de l'affrontement

On a du mal à s’en souvenir en 2021 : il y a plus de quarante ans, l’Iran et Israël, tous deux alliés des États-Unis, étaient des pays amis. Chacun comptait sur l'autre pour contrecarrer le nationalisme arabe qui gagnait en influence au Moyen-Orient, tandis qu’une ample collaboration économique et sécuritaire renforçait leur partenariat stratégique.

Tout bascule à Téhéran avec la révolte populaire puis l’avènement de la République islamique chiite en 1979, qui destituent le Chah et sa dictature pro-occidentale. Sous l'égide de l’ayatollah Khomeiny, qui reçoit Yasser Arafat comme premier visiteur étranger, Israël et les États-Unis sont désignés à la haine populaire comme les symboles de la mainmise impérialiste sur le pays.

Avec la prise en otage du personnel de l'ambassade américaine en novembre 1979, la rupture totale avec l'Occident est consommée. En 1982, Israël envahit le Liban, avec pour objectif d’en chasser les Palestiniens et de faire de ce pays multiconfessionnel un allié sous domination chrétienne. Mais la minorité chiite s’y oppose, et favorise l’émergence d’une nouvelle organisation : le Hezbollah.

Partie 2 Le dialogue ou la guerre

En 1991, après la première guerre du Golfe, les Américains dominent le Moyen-Orient. George H. W. Bush veut bâtir un monde unipolaire, moins menaçant pour les intérêts américains. La résolution du conflit entre Israël et ses voisins arabes s’avère un passage obligé pour ses ambitions. En octobre, il organise avec le concours de l'URSS la conférence de Madrid, réunissant Israël et les pays arabes, dont la Syrie, la Jordanie, le Liban et les Palestiniens. Un absent de marque : l’Iran, non invité, dont chacun veut neutraliser l'influence croissante.

De son côté, la République islamique organise un front du refus face à Israël et aux États-Unis. Elle soutient les organisations palestiniennes comme le Hamas et le Jihad islamique, appelant à l'action l'ensemble de ses alliés. En secret, elle se prépare à se doter de l'arme nucléaire.

La menace du pire

Ce conflit sans coup de canon ni confrontation directe dure depuis quarante ans. Une guerre sourde et jamais déclarée, qui menace pourtant de semer le chaos à tout moment.

À Téhéran, Tel-Aviv et Washington, les ennemis ont échoué à dépasser leurs différends historiques et se considérer comme de véritables interlocuteurs. Les dirigeants iraniens et israéliens veulent-ils le pire ? Quel rôle les États-Unis jouent-ils dans cet affrontement ?

De l’avènement de Khomeiny aux menaces de Trump en passant par l’impact du 11-Septembre et les efforts successifs de Rabin et d’Obama, ce film relie les événements emblématiques qui permettent de comprendre comment l’Iran est parvenu à redistribuer les cartes du jeu politique mondial. Acteurs et témoins de chaque camp, certains de premier plan, dévoilent dans le même temps les coulisses de cette histoire.

Outre l’ex-Premier ministre travailliste israélien Ehud Barak, Vincent de Cointet rencontre, entre autres, le secrétaire général adjoint du Hezbollah libanais, Naïm Qassem ; un ancien directeur du Mossad, Ephraim Halevy ; un ex-diplomate iranien et haut gradé au sein des Gardiens de la révolution, Javad Mansouri ; ainsi que Leon Panetta, qui fut directeur de la CIA et secrétaire américain à la Défense ; et Robert Malley, négociateur en chef pour la présidence Obama de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Ce dernier vient d’ailleurs d’être nommé par Joe Biden émissaire spécial des États-Unis en Iran.

Publié dans Documentaires
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