« Oliver Sacks, biographie d’un médecin et conteur », samedi 27 mars sur ARTE

Mis en ligne par jeudi 25 mars 2021 1355
« Oliver Sacks, biographie d’un médecin et conteur », samedi 27 mars sur ARTE

Quelques mois avant sa mort, en 2015, l'écrivain neurologue Oliver Sacks revenait sur son parcours devant la caméra de Ric Burns. Un portrait émouvant, en toute intimité, auquel participent aussi nombre de ses proches, à découvrir sur ARTE samedi 27 mars à 22:40.

En décrivant, dans des essais empathiques et accessibles, les cas cliniques rencontrés au cours de sa carrière, Oliver Sacks a contribué à faire connaître les troubles neurologiques auprès du grand public, notamment à partir de 1985, avec son best-seller international L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau.

Né à Londres en 1933, installé à New York dans les années 1960, il a redonné leur statut de personne à des patients reclus dans l’isolement, atteints d’autisme, du syndrome de Gilles de la Tourette ou encore de la maladie de Parkinson. Franc-tireur résolu, il a longtemps tâtonné entre ses désirs de recherche pure et son talent de praticien, pour finir par se forger une place à part, mais reconnue, dans le champ clinique, puis des neurosciences. Il a notamment contribué à réhabiliter l’étude de cas, délaissée dans les années 1970 au profit de recherches quantitatives et statistiques.

Testament joyeux

Ric Burns a filmé Oliver Sacks dans les derniers mois de sa vie alors que, atteint d’un cancer, il se savait condamné.

Nourri de ses archives personnelles, des témoignages de ses amis et patients, mais surtout de son propre talent de conteur, ce portrait en forme de testament joyeux raconte, entre autres, le long combat qu’il a livré pour se libérer de ses angoisses et de ses addictions. On le voit dans les années 1960, fraîchement arrivé à San Francisco après avoir fui un Londres homophobe dans lequel il étouffait. Assoiffé de liberté, mais enclin à l’autodestruction, le jeune médecin se déprendra des amphétamines grâce à une psychanalyse qui durera près de cinquante ans. Ses failles intérieures, estimait-il, lui ont permis de mieux comprendre celles de ses patients, et de nouer avec eux des relations pleines de richesse.

Cette immersion sensible dans la vie et l'œuvre d’un insatiable chercheur se referme sur un poignant adieu.

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