« 1871 La Commune, portraits d'une révolution », dimanche 2 mai sur France 5

Mis en ligne par vendredi 30 avril 2021 808
« 1871 La Commune, portraits d'une révolution », dimanche 2 mai sur France 5

A voir dimanche 2 mai à 22:40 dans “La case du siècle” sur France 5, le documentaire « 1871 La Commune, portraits d'une révolution » un film écrit par Jean-Yves Le Naour.

La Commune de Paris, un évènement si lointain et si étonnamment proche, achevé dans les flammes et dans le sang, que France 5 va retracer grâce à des archives photographiques, dont certaines sont inédites. Cet éclairage sur les soixante-onze jours d'insurrection est proposé aux téléspectateurs au plus près de la période historique de la "semaine sanglante".

En mars 1871, lorsque la Commune de Paris est proclamée, les photographes sortent pour la première fois de leurs ateliers et descendent dans la rue pour immortaliser l’histoire en marche.

Parmi eux, le sourd-muet Bruno Braquehais qui, malgré la lourdeur des appareils, la fragilité des plaques de verre et la longueur du temps de pause, réalise une centaine de clichés. Considéré comme le premier photoreporter de l’histoire, Braquehais fait montre d’empathie sinon de connivence avec les Communards qu’il magnifie par ses compositions. En juin, une fois la révolution terrassée, ses clichés seront pour beaucoup censurés et interdits à la vente. Ils serviront même de pièces à conviction pour identifier et traquer les insurgés. Ceux qui posaient fièrement sur les barricades sont arrêtés, poursuivis, condamnés.

Les photographes anti-communards, tels André Disdéri et Ernest Appert, s’imposent alors. Ils se consacrent aux portraits des ruines pour dénoncer la barbarie des Communards qui ont défiguré Paris. Appert va plus loin en reconstituant des scènes avec figurants et photomontage, se servant de l’impression du réel de la photographie pour bâtir une série d’images falsifiées baptisée « les crimes de la Commune ».

Cette bataille des images communardes et versaillaises nous rappellent qu’un témoignage n’est pas neutre. La photographie exalte ou dénonce, grandit les insurgés ou les rabaissent, défend la révolution ou soutient la répression.

Pour la première fois, voici le récit photographique de la Commune, le portrait d’une révolution dans l’œil des photographes, dans l’objectif naturellement subjectif de l’appareil photographique.

Dernière modification le %30/%04/%2021
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