« Ex-Yougoslavie, les procès du Tribunal pénal international », mardi 4 mai sur ARTE

Mis en ligne par lundi 3 mai 2021 736
« Ex-Yougoslavie, les procès du Tribunal pénal international », mardi 4 mai sur ARTE

Trente ans après le début du conflit en ex-Yougoslavie, retour sur les procès hors normes qui ont mis sur le devant de la scène le massacre de Srebrenica et les principaux artisans de l’horreur, Milosevic, Mladic et Karadzic.

Partie 1 Les crimes

Villes assiégées, familles déplacées, prisonniers parqués dans des camps de concentration : en 1993, alors que le conflit en ex-Yougoslavie fait rage depuis deux ans, l’opinion publique mondiale prend conscience des atrocités commises.

Les Nations unies mettent sur pied à La Haye un tribunal spécial destiné à juger les crimes de guerre commis par les belligérants, une première depuis les procès de Nuremberg et de Tokyo. On évoque un nettoyage ethnique perpétré par l’armée serbe, tandis que le camp bosniaque se rend lui-même coupable de graves crimes. Les Casques bleus dépêchés sur place ne parviendront pas à empêcher en 1995 le massacre de plusieurs milliers d’hommes à Srebrenica.

« Ex-Yougoslavie, les procès du Tribunal pénal international », un document en deux parties de Lucio Mollica à découvir mardi 4 mai à 22:25 sur ARTE.

Cette première partie revient sur la chronologie de la guerre de Bosnie et les prémices d’un procès au long cours, à travers des images d’archives glaçantes et les témoignages de juristes, de victimes des deux camps et de leurs bourreaux. La figure d’Esad Landzo, ancien gardien du camp de Celebici – l’un des rares Bosniaques condamnés pour meurtres et actes de torture –, se montre particulièrement évocatrice de la banalité du mal.

Partie 2 Les sanctions

Alors que les premières audiences du Tribunal pénal international ont débuté en 1995 à La Haye, Slobodan Milosevic, principal artisan du conflit, est toujours au pouvoir en Serbie. Il ne sera arrêté qu’en 2000, après de nouvelles exactions visant les Albanais du Kosovo. Son procès pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide s’avérera hors normes. L’ancien président nationaliste, dont on découvre l’insolence face à un tribunal dont il conteste la légitimité, meurt avant l’issue du procès.

Le chef de guerre Ratko Mladic et l’ancien président de la République serbe de Bosnie Radovan Karadzic sont, eux, condamnés à la prison à perpétuité après plusieurs années de cavale.

Des extraits des audiences, complétés de témoignages des parties prenantes, composent un passionnant document sur le difficile travail de cette cour de justice, qui posera les bases de l’actuelle Cour pénale internationale.

Publié dans Documentaires
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