« Edouard, mon pote de droite » épisode 3, les années Matignon, dimanche 4 juillet sur France 5 (vidéo)

Mis en ligne par mardi 15 juin 2021 2121
« Edouard, mon pote de droite » épisode 3, les années Matignon, dimanche 4 juillet sur France 5 (vidéo)

A découvrir dimanche 4 juillet à 20:50 sur France 3, le troisième épisode de la série « Edouard, mon pote de droite » signé Laurent Cibien qui reviendra sur les années à Matignon d'Edouard Philippe.

Il y a un an, le 3 juillet 2020, Edouard Philippe quittait Matignon. Durant les trois années où il a exercé la fonction de Premier ministre d’Emmanuel Macron, de mai 2017 à juillet 2020, il raconte au réalisateur Laurent Cibien, son « pote de gauche » rencontré au lycée il y a bientôt 30 ans, sa vie « aux manettes » de Matignon.

Ce troisième épisode est construit à partir de conversations régulières dans son bureau, et d'une liberté de ton permise par l'amitié entre les deux hommes. Nourri de situations observées au plus près et des événements inattendus qui surgissent dans l'actualité, ce film est la suite du récit sur une très longue période de la fabrication d’une carrière politique, celle d’Edouard Philippe, et ici une analyse de ce qu'est l'exercice du pouvoir dans la France contemporaine.

Après les 6 premiers mois consacrés à l'apprentissage des possibilités et des limites de la fonction, vient le temps des décisions, comme l'arrêt du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes nationales.

Edouard gagne en confiance mais à l'automne 2018, les ennuis s'accumulent: le populaire ministre de l'environnement, Nicolas Hulot, démissionne, et, surtout, une révolte populaire, les Gilets Jaunes, fait vaciller le pouvoir, l'obligeant à reculer. En composant entre les dépenses budgétaires et la répression policière, le gouvernement reprend la situation en main, la majorité présidentielle est conservée aux élections européennes de mai 2019 - et Edouard reste à Matignon.

Conforté, il s'attaque à la réforme des retraites, très impopulaire, tout en se préparant à faire campagne pour être réélu maire du Havre. Jusqu'à ce qu'un événement inouï ne survienne: la pandémie de Covid 19 qui submerge la planète.

Note d'intention de Laurent Cibien :

« Je connais Edouard depuis presque 30 ans. Nous nous sommes rencontrés en classe prépa, juste après notre bac. Nous sommes devenus potes autour de bières et d’un goût commun pour l’Histoire. Puis nous nous sommes perdus de vue. J’ai retrouvé sa trace en 2003, grâce à une brève du Canard Enchaîné, il était devenu directeur général de l’UMP. Je l’avais quitté rocardo-mendésiste, je le découvrais de droite. J’ai commencé alors à le filmer, avec l’intuition qu’en documentant l’évolution de sa carrière, j’étais au cœur de la fabrique du pouvoir dans la France de ce début de 21ème siècle. Je n’imaginais pas alors à quel point…. »

Après un premier épisode consacré à sa campagne victorieuse au Havre en 2014, puis un deuxième épisode sur la primaire de la droite et la défaite de son mentor, Alain Juppé, dont il était le porte-parole, en 2016, dans ce troisième épisode, qui se déroule essentiellement dans les murs de Matignon, où il a été nommé à la surprise générale en mai 2017, la question change de nature: ce n'est plus le temps de la conquête du pouvoir, mais de son exercice. Or Edouard est convaincu qu'un film documentaire, contrairement à la fiction, ne peut pas réussir à montrer l'exercice du pouvoir. Bien que persuadé de l'inverse, j'accepte de partir de cette contrainte: s'il ne se filme pas, peut-on le raconter en même temps qu'on le vit? Est-ce qu'à travers la parole, le pouvoir peut-il prendre chair?

Ce n'est pas en "représentant des Français" ou en journaliste que j'ai abordé ce film, mais comme un curieux demandant à un copain de lui raconter son travail. Comment diriger un gouvernement de la 5ème République ? Comment se prend une décision ? Que se passe-t-il quand on s’est trompé ? A-t-on autant de pouvoir qu’on l’imagine ? A-t-on le temps de réfléchir à ce qu’on fait ? Est-ce qu’il y a de la place pour le doute ?

Plutôt que des commentaires sur l’actualité, les interrogations du réalisateur, sceptique sur la possibilité même d’un pouvoir juste et équitable, amènent le Premier ministre, libéral de droite assumé et convaincu qu’il n’y a pas d’autre organisation possible d’une société, à des réflexions plus intimes et singulières mais aussi plus universelles, celles d’un homme qui a voué sa vie à ce but : exercer des responsabilités au plus haut niveau de l’Etat.

Dans cette discussion, le ton oscille entre la familiarité et la gravité, la légèreté et le tragique. Par petites touches, le portrait d'un personnage se dessine sous toutes ses facettes - un portrait qui évolue au fur et à mesure des événements et des épreuves.

Dernière modification le mardi, 15 juin 2021 19:27
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