“La case du siècle” : « Algérie, la guerre des appelés », dimanche 10 avril sur France 5

Mis en ligne par vendredi 8 avril 2022 525
“La case du siècle” : « Algérie, la guerre des appelés », dimanche 10 avril sur France 5

À découvrir dimanche 10 avril à 22:40 sur France 5 dans “La case du siècle”, le film en deux parties « Algérie, la guerre des appelés » écrit et réalisé par Thierry de Lestrade Sylvie Gilman.

Il y a 60 ans. Juillet 1962, l’Algérie est indépendante. Quelques mois plus tôt, en mars, les accords d’Évian ont été signés et ont mis fin à la guerre d’Algérie.

Mais, si soixante années ont passé, cette guerre continue de hanter les mémoires françaises et algériennes. Car cette guerre, c’est l’histoire de deux peuples déchirés un temps, mais aussi liés à jamais par un passé commun.

Il est donc temps de raconter ce chapitre de notre histoire dans sa globalité, sans tabou. Ouvrir toutes les archives. Éclairer les zones d’ombre. Donner la parole à tous les témoins. Pour regarder ensemble nos histoires et nos mémoires. Sur le chemin de la réconciliation.

Algérie, la guerre des appelés

Printemps 1956, le gouvernement français décide d’envoyer massivement les appelés du contingent en Algérie. Sans expérience de la vie, ces jeunes hommes sont confrontés à des dilemmes moraux auxquels aucune autre génération n'avait eu à répondre et leur insouciance va se consumer dans une entreprise dont personne ne connaissait le but.

Après des décennies de silence, à l’heure du bilan de leur vie, ils libèrent leur parole. À partir de leurs témoignages et d’images amateurs inédites, Algérie, la guerre des appelés, un documentaire en deux parties, raconte l'épreuve qu'ils ont traversée.

Première partie > Le bourbier

1956, dix ans après la fin de la guerre, le temps est à l’insouciance. Mais, de l’autre côté de la Méditerranée, l’Algérie s’embrase et le contingent est envoyé en masse pour une simple « opération de maintien de l’ordre ». Pour la plupart des appelés, c’est un premier voyage, une aventure. Mais, sur place, ils sont plongés dans un conflit dont ils découvrent la violence. Dès l’arrivée, la différence de niveau de vie entre certains Européens et les Algériens en interroge beaucoup sur le but de cette guerre. Dispersés ensuite sur l’ensemble du territoire, piégés à la poursuite de rebelles insaisissables, ils sont condamnés à vivre sous une menace permanente.

L’incertitude de la guerre, son absurdité apparente, la disparition de copains et l’isolement se conjuguent alors pour dessiner une vie en pointillé où disparaissent les repères.

Deuxième partie > L'héritage

Quatre ans après le début de la révolte en Algérie et deux ans de guerre à outrance, pas un canton de France qui ne compte son jeune homme « mort pour la France ». Alors qu’une majorité de Français est désormais favorable à une solution négociée en Algérie, sur le terrain, les 400 000 hommes du contingent se sont enlisés dans une sale besogne, aussi vaine, ingrate que dangereuse. Une sale besogne qui conduit à un engrenage implacable.

Car, face à des rebelles mobiles qui se fondent dans la population, les plus hauts gradés ferment les yeux sur des méthodes déjà éprouvées en Indochine : la guerre du renseignement se gagne par tous les moyens.

Comment un simple soldat peut-il résister ? Est-ce possible ?

Un fossé se creuse alors entre les appelés pris dans une guerre sans merci et une société française éblouie par l’embellie que promet le début des années 1960. Le silence des appelés s'installe alors, avant même leur retour définitif.

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