« La révolte noire : Black Lives Matter » dimanche 22 mai sur ARTE (vidéo)

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« La révolte noire : Black Lives Matter » dimanche 22 mai sur ARTE (vidéo)

Deux ans après la mort de George Floyd, une exploration documentée des luttes contre les discriminations raciales et les violences policières aux États-Unis, en France et en Allemagne. A voir mardi 24 mai à 23:50 sur ARTE.

Le 25 mai 2020 à Minneapolis, en pleine pandémie, la vidéo de George Floyd, empêché de respirer lors de son interpellation, devient le symbole des violences policières et du racisme aux États-Unis. Une onde de choc suivie d’une immense vague de protestation à travers le monde, dans le sillage de Black Lives Matter, un mouvement né en 2013 après l’acquittement de l’assassin d’un autre jeune Afro-Américain, Trayvon Martin, 17 ans.

En France, ces images, écho à la mort d’Adama Traoré, le 19 juillet 2016, dans des conditions similaires, lèvent aussi le vent de la révolte.

Alors que la lutte s’organise, les revendications s’affirment outre-Atlantique : meilleur contrôle du pouvoir politique, fonds d’aide aux quartiers noirs, enseignement gratuit mais aussi loi antidiscrimination pour protéger toutes les minorités, y compris sexuelles. "La lutte contre le racisme ne peut pas être exclusivement menée par les Noirs.

Des personnes de toutes les couleurs de peau, de toutes les races, de tous les groupes ethniques et de toutes les nationalités doivent aussi s'y engager", pointe Alicia Garza, l'une des fondatrices de Black Lives Matter, appelant à une société plus juste.

Tache aveugle

Donnant la parole à plusieurs de ses militants, dont le frère de George Floyd, Philonise, et Assa Traoré en France, ce documentaire analyse les ferments de la colère, la montée en puissance du mouvement et son influence en Europe.

Il retrace aussi l’histoire des drames de la discrimination raciale en Amérique, dont l’assassinat d’Emmett Till, 14 ans, en 1955, à l’origine du combat pour les droits civiques mené par Martin Luther King et Malcolm X. Le slogan de ce dernier, "No justice no peace", est d’ailleurs repris par Black Lives Matter.

En Allemagne et en France, soulignent les historiens Emmanuel Blanchard et Pap Ndiaye, l’héritage colonial, tache aveugle dans la mémoire collective, continue de charrier les inégalités raciales, les crimes commis pendant cette période n’ayant été reconnus que récemment.

Mais si le délit de faciès perdure, le "racisme structurel" dénoncé par Joe Biden aux États-Unis, la condamnation de Derek Chauvin, le meurtrier de George Floyd, la voix des jeunes issus de l’immigration en Europe ou encore le débat sur les restitutions d’œuvres d’art spoliées esquissent aujourd’hui un chemin vers plus de démocratie.

Publié dans Documentaires
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