En 2021, dans les sables brûlants d’Égypte, une équipe d’archéologues fait une découverte majeure. A Louxor, la Thèbes antique, une nécropole oubliée depuis des millénaires refait surface. Une chambre funéraire intacte, des tombes mystérieuses… Une nouvelle page de l’histoire de l’Egypte est en train de s’écrire.
Ces sépultures appartiennent à une époque singulière de l’Egypte antique : celle de la dynastie des rois venus du sud, les Kouchites. Aux 8e et 7e siècles avant notre ère, après une période de division et de chaos, ces pharaons nubiens (originaires du Soudan actuel) ont réunifié et revitalisé la culture égyptienne. Et ils ont laissé une empreinte unique. Sous leur règne, l’Égypte a retrouvé sa splendeur, et les femmes ont accédé à des fonctions de pouvoir comme jamais auparavant.
Les fouilles révèlent statuettes, amulettes, vases à fard, canopes finement sculptés… Autant de trésors qui racontent la grandeur des Kouchites et dessinent la vie et l’identité de leur propriétaire : une femme de l’élite ayant vécu lors de la 25e dynastie, divine adoratrice du Dieu Amon. Une fonction d’abord honorifique, devenue au fil du temps politique et spirituelle. Ces prêtresses, chanteuses et danseuses du temple, ont peu à peu acquis un statut presque égal à celui des pharaons.
Cette investigation permet aux archéologues de réhabiliter le véritable pouvoir des femmes à cette période clé de l’histoire de l’Egypte antique.


































