“La Fugue” : soirée continue « Ados en fugue : le combat des parents », mercredi 6 janvier sur France 2

Mis en ligne par mardi 15 décembre 2020 1962
“La Fugue” : soirée continue « Ados en fugue : le combat des parents », mercredi 6 janvier sur France 2

A travers le « cauchemar » que représente une fugue, cette soirée continue qui sera diffusée mercredi 6 janvier 2021 à partir de 21:05 sur France 2 explorera le désarroi général et actuel des parents face à leurs ados, leur quasi-impuissance parfois à les comprendre.

Chaque année, environ 50 000 mineurs sont déclarés en fugue. Soit plus de 150 fugues par jour ! Un chiffre sous-estimé d’après les institutions.

La fugue concerne principalement les adolescents âgés entre 12 et 16 ans et plus particulièrement les jeunes-filles : 2 fugueurs sur 3 sont des filles.

Une fugue n’est pas un délit mais les parents sont responsables vis-à-vis de la loi.

Quand l’adolescent « se casse » (au sens propre comme au sens figuré) c’est « une pathétique quête d'oxygène dans une atmosphère jugée irrespirable », comme l’écrit le psychiatre Xavier Pommereau, spécialiste du mal être adolescent. L’ado veut se couper de son mal-être, le semer, comme quelqu’un chercherait à se défaire de son ombre.

Un ado qui fugue, c’est un coup de poing dans la famille. Sa mise en danger devient celle de ses proches. Mis à nu et en question, le cercle trinque, éclate ou se ressoude. Tout le monde est impacté. Cet acte renvoie toujours à une culpabilité : de quoi suis-je coupable ? Qu’ai-je dit ou fait ? Un séisme qui oblige à une profonde remise en question.

21:05 Fiction La Fugue

Jeanne est confrontée brutalement à la fugue de sa fille, Chloé. Au commissariat, elle déchante vite : la fugue d’ado, ce n’est pas une priorité et c’est sur elle seule qu’elle devra compter. Commence alors un voyage en enfer qui lui fera réaliser que sa fille est devenue une étrangère et qu'elle n'a rien "vu". Avec cette fugue, c’est mille questions qu’elle sera obligée de se poser. La plus difficile : quelle mère je suis ? Et si, paradoxalement, cette crise agissait comme une salutaire mise au point ?

Avec : Valérie Karsenti (Jeanne), Samir Guesmi (Thomas), Sagamore Stévenin (Eric), Alysson Paradis (Audrey) et Mayline Dubois (Chloé).

Note sur le film

Le point de vue principal est celui de la mère (Valérie Karsenti). Ce moment de crise qu’elle n’a pas vu venir, la confronte brutalement à l’urgence de se « repasser le film ».…

Avec son ex-mari adulescent (Sagamore Stévenin) et son compagnon actuel (Samir Guesmi) s’enclenche alors un jeu de piste infernal, une course contre la montre insupportable, une descente aux enfers en apnée où les dénis et non-dits de chacun volent en éclats.

Le temps d’une fugue n’est pas un temps « normal ». C’est un temps éclaté, où malgré la sensation d’urgence, chaque minute passe trop lentement, où chaque geste, chaque décision comptent. Vous vous mettez à regarder le monde différemment, vous passez « de l’autre côté » : tout est vu et ressenti comme à travers une vitre oppressante. On fait quoi ? On s’appuie sur qui ? Et comment ?

Le metteur en scène Xavier Durringer, explore la tension à flux tendu entre les protagonistes, le stress et le désarroi, l’émotion à fleur de peau, l’âpreté de cette errance dans une ville soudainement devenue étrangère et ennemie.

Cette fiction a été nourrie d’un sérieux travail d’enquête notamment auprès de parents d’enfants fugueurs et de spécialistes tel que Xavier Pommereau-CHU de Bordeaux, auteur de nombreux ouvrages tels que « Souffrances et Violences à l’Adolescence ».

22:40 Le Débat présenté par Julian Bugier

Les invités sur le plateau seront :

Valérie Karsenti, actrice, joue le rôle de la mère dans le film.

Témoin, Anissa, 22 ans, a fugué à l'âge de 11 ans, était dans un épisode de rébellion avec ses parents, a été retrouvée le jour même.

Xavier Pommereau, psychiatre spécialiste de l’adolescence en difficulté.

Samia Hamonic, Éducatrice, chargée de dossiers au 116 000 enfants disparus.