Zoom spécial 11 novembre avec Anne-Claire Coudray dimanche 4 novembre à 13:00 sur TF1

Mis en ligne par samedi 20 octobre 2018 476
Zoom spécial 11 novembre avec Anne-Claire Coudray dimanche 4 novembre à 13:00 sur TF1

Dimanche 4 novembre à 13:00, une semaine avant les cérémonies du 11 novembre, Anne-Claire Coudray présentera un Zoom dédié au centenaire de la Première Guerre mondiale. Un programme qui se déclinera en trois reportages…

Que représente pour vous le centenaire de la Première Guerre mondiale ? 
Nous sommes intimement liés à cette actualité depuis quatre ans. A titre personnel, j’ai fait des études d’histoire et je suis passionnée par les sujets historiques. Comprendre ce qu’il s’est passé entre 1914 et 1918, permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Malgré son caractère particulièrement meurtrier, la Première Guerre nous a fait entrer dans la modernité. Elle a changé nos vies sur le plan technologique et a favorisé l’émancipation des femmes. C’est formidable de pouvoir consacrer du temps d’antenne à ces événements. La question de la mémoire est importante : c’est une époque qui bascule dans l’Histoire et pour laquelle il n’existe plus de témoins. Je me souviens d’ailleurs avoir couvert la mort du dernier poilu, Lazare Ponticelli, en 2008. Pourtant, ce conflit est toujours vivant dans la tête des Français. Il reste heureusement énormément d’archives.

Montrer combien cette guerre est encore visible

Comment le Zoom va-t-il s’orchestrer ? 
L’émission sera diffusée le 4 novembre, soit une semaine avant l’édition spéciale consacrée au centenaire de l’armistice de 1918. Ce rendez-vous qui ouvrira sur une semaine de reportages – dans les journaux du 13H et du 20H – dédiés au centenaire de la Première Guerre mondiale, s’intéresse à l’année 1918. Il fallait nous démarquer par rapport  au traitement  consacré à l’événement en 2014 et se projeter sur l’après-guerre. Notre souhait aujourd’hui est de montrer combien cette guerre est encore visible. Il y aura trois reportages. Le premier racontera l’histoire des poilus symboliques : le premier mort français – le Caporal Peugeot  tué d’une balle allemande la veille de la déclaration de guerre – et le dernier,  Augustin Trébuchon, décédé sur un champ de bataille quelques minutes avant l’armistice. Ensuite, nous nous intéresserons au côté international du conflit et à ces milliers de combattants étrangers venus de tous les continents : nous expliquerons comment la France est devenue le centre du monde. Le dernier sujet portera sur la porte d’entrée qu’est la Première Guerre, vers le XXe siècle.

 

Les reportages seront précédés par des plateaux, enregistrés sur des lieux sacrés de la Première Guerre mondiale…
Nous avons tourné à Vimy, au milieu des cratères laissés par les obus. Ensuite, pour illustrer le côté international du conflit, nous nous sommes rendus à l’anneau de la mémoire, à Notre-Dame de Lorette. C’était une évidence d’y aller : près de 600 000 noms de soldats de toutes nationalités, alliés ou ennemis, tombés pendant la guerre sont gravés sur le monument. Nous avons tourné, par la suite, dans la galerie des glaces, au sein du château de Versailles, car c’est là que le traité de Versailles – qui conditionne le fait que l’Allemagne ne  pourra pas s’en sortir la tête haute – a été signé. Nous sommes aussi avec l’historien Antoine Prost, spécialiste de ce conflit, qui nous parle de l’état de la France et de l’Europe à la fin de la guerre. Enfin, nous clôturons le programme sous l’Arc de Triomphe. C’est le lieu que les téléspectateurs verront une semaine plus tard, lors de l’édition spéciale diffusée sur TF1.

Vous présenterez l’édition spéciale du 11 novembre sur TF1 avec Gilles Bouleau, comment vous préparez-vous à cet événement ? 
On n’est jamais vraiment prêt ! Il faut lire énormément, préparer des fiches, avoir une culture générale et un appétit pour ce genre d’événement. Nous nous attachons à évoquer des informations de natures différentes : d’ordre historique, géopolitique, mais aussi à caractère humain… Nous voulons que les téléspectateurs prennent conscience de ce que les hommes ont vécu de l’intérieur à cette époque. Concernant  le rythme, c’est un direct de plusieurs heures, ce qui est confortable, nous ne sommes pas minutés comme dans le Journal. Nous pouvons laisser vivre les images. Nos invités sont là pour apporter un éclairage, des précisions, relater une anecdote… Pour respecter le rythme de la cérémonie, il y a aussi  des moments où l’on ne parle pas.

Dernière modification le samedi, 20 octobre 2018 15:59
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