“Reportages découverte” : immersion de nuit à la gare de l'Est, samedi 27 avril sur TF1

Mis en ligne par jeudi 25 avril 2019 1892
“Reportages découverte” : immersion de nuit à la gare de l'Est, samedi 27 avril sur TF1

C’est l’une des plus anciennes gares de France mais aussi l’une des plus étonnantes par son histoire et les trésors qu’elle recèle. Chaque jour, la gare de l’Est voit passer sous son hall central plus de 100 000 personnes, des usagers, des cheminots, des commerçants ou encore des sans-abris. Mais à la nuit tombée, la gare change de visage. Les caméras de “Reportages découverte” ont suivi les péripéties et les chassés croisés de ces oiseaux de nuit, qu’ils soient agents de sécurité, chefs d’escale, navetteurs ou même fêtards. Tous font battre le cœur de la gare de l’Est du coucher du soleil au petit matin.

Fabien, 26 ans, a quitté la gendarmerie pour la police des chemins de fers. Quand il prend son service du soir avec son équipe, il commence toujours par une tournée en gare afin de prendre la température. « J’aime bien l’ambiance de la gare la nuit, c’est une gare à taille humaine, il peut se passer n’importe quoi, on peut intervenir très vite ». Et chaque nuit comporte son lot de surprises. Cheminot assermenté, Fabien est en uniforme et armé. A la Gare de l’Est, il a appris à dialoguer et à négocier dans des situations de crise, mais son travail de terrain le conduit aussi à côtoyer les sans-abris ou les toxicomanes qui ont élu domicile dans la gare, des situations humaines parfois difficiles à gérer.

Faustine occupe un poste stratégique pour le trafic des 400 trains qui desservent chaque jour l’est de la France, l’Allemagne et la féérique Venise. Chef d’escale depuis six mois à la gare, elle doit assurer la ponctualité des trains, gérer les aléas de dernières minutes et trouver une solution pour les voyageurs du soir qui n’ont plus de train pour rentrer chez eux. Une tâche parfois délicate. « Parfois, on se sent un peu impuissant, on essaye de trouver des solutions et de faire au mieux pour que les passagers soient le moins insatisfaits possible ». Faustine peut dans chaque situation compter sur Pauline, son bras droit. Après leur service, les deux jeunes femmes en profitent pour aller découvrir un lieu surprenant caché dans les sous-sols, une gare dans la gare !

Sur le toit, au pied d’une rosace monumentale de style Eiffel, se niche un autre trésor une terrasse inaccessible au public, sauf pendant les nuits d’été. A 24 ans, Louis va la transformer en l’un des bars les plus branchés de la capitale. « Cette rosace, c’est le plus bel endroit de la terrasse, mais ouvrir un bar dans une gare est plein de contraintes ». Issu d’une famille de restaurateurs, Louis va gérer ce bar éphémère pour la première fois, un marathon de quatre mois de nuits blanches avec une équipe d’une dizaine de personnes. Accueillir chaque soir des centaines de clients venus boire un verre ou faire la fête sur le toit d’une gare est un vrai défi, car il faut tenir compte des contraintes de sécurité, des caprices de la météo et respecter la réglementation en terme de nuisances sonores. Louis va-t-il réussir son pari et faire une belle saison ?

Enfin, Isabelle a 56 ans et vit seule en Seine-et-Marne à 50 kilomètres de Paris. Matin et soir, elle passe par la gare de l’Est pour ses longs voyages quotidiens, quatre heures de trajet par jour. Assistante de direction, elle travaille en horaires décalés. Mais suite à un retrait de permis il y a deux ans, Isabelle doit prendre le train, et chaque soir, elle doit aussi trouver une bonne âme pour la conduire chez elle à quatre kilomètres de sa gare d’arrivée. « Aujourd’hui, j’ai besoin de vivre au calme à la campagne, même si je fais de longs trajets par jour ». Mais cette vie au rythme des trains, Isabelle aimerait bien la troquer pour une vie plus champêtre loin de la région parisienne.