“Reportages découverte” sur les ventes en viager, samedi 18 mai sur TF1

Mis en ligne par vendredi 17 mai 2019 1741
“Reportages découverte” sur les ventes en viager, samedi 18 mai sur TF1

Longtemps les ventes en viager étaient mal aimées des français car moralement discutables. Qui aurait osé dire que la réussite de son investissement dépendait de la mort d’une personne ? Pourtant, aujourd’hui les temps changent. La baisse du pouvoir d’achat des personnes âgées, le désir d’accéder à la propriété à moindre cout ont fait se multiplier les transactions. Acheteurs, investisseurs ou agent immobilier, les équipes de “Reportages découverte” ont suivi 4 personnes qui ont décidé de franchir le cap ou de développer ces ventes si particulières. Car le viager est avant tout une histoire de personnes…

Antoinette est octogénaire, célibataire et sans enfant. Pour elle, le viager s’est imposé comme une solution sur mesure. « Il est hors de question que j’aille en maison de retraite, je veux rester chez moi jusqu’au bout! » Le problème c’est que son appartement n’est plus adapté à son âge : sa baignoire est trop haute et elle ne peut plus y entrer. Mais transformer sa salle de bain coûte cher « c’est 5000 euros et je ne les ai pas... ». Elle n’a donc pas eu le choix : mettre son appartement en vente en viager occupé et toucher son propre héritage de son vivant. Avec cette vente, elle pourra rester chez elle jusqu’à la fin de ses jours et toucher une rente mensuelle de 600 euros... de quoi profiter d’une retraite confortable et effectuer les travaux de sa salle de bain. Avec sa gouaille et son franc parler, Antoinette a tissé des liens avec son acheteur et plaisante avec lui dès qu’elle le croise « si vous pouviez m’assassiner, vous le feriez tout de suite, hein ? »

Sophie, est agent immobilier aux Sables d’Olonne. Mais un agent un peu particulier. Elle se consacre entièrement aux ventes viagères. Et ça marche. Elle a triplé son chiffre d’affaires en 2 ans. Persuadée que ce type de vente est LA solution de l’avenir et que le marché va exploser, elle s’est lancée dans un grand projet : « Je veux dupliquer ma réussite locale partout en France en créant un réseau national de franchises en viager. » La jeune femme va former dans les prochaines semaines son premier franchisé à Nantes et lui transmettre les secrets de sa réussite « Tu n’y arriveras pas si tu n’as pas les qualités humaines nécessaires : empathie, bienveillance, écoute. » Mais lancer le premier réseau de franchisés de ventes en viager en France n’est pas une mince affaire…

A 79 ans, Michel est fou de danse et de voyages. Il ne pense qu’à partir en croisières dansantes autour du monde avec sa fiancée Yvette. Mais cette passion coûte cher et il ne veut pas perdre son rythme de vie … Alors il a eu vent d’un drôle de viager : le viager mixte. « Je mets en vente ma maison mais je continue d’occuper le rez-de-chaussée et mon nouveau propriétaire, lui, occupera l’étage où je ne vais plus depuis des années. Il récupèrera le rez-de-chaussée à mon décès ». Une sorte de cohabitation « chacun chez soi mais sous le même toit ». Mais Yvette - qui vit à plusieurs kilomètres - est très jalouse, elle ne s’attendait pas à ce que l’acheteur de son fiancé soit une femme « et si vous couchez ensemble ? Un en haut et l’autre en bas, c’est facile ! » Nous assisterons aux premiers pas de cette insolite cohabitation…

Claude, lui, est restaurateur à Cordes sur Ciel, dans le sud ouest. A 76 ans, il aimerait enfin raccrocher les casseroles « 50 ans que je suis derrière les fourneaux, un demi siècle ! Je rêverais d’être à la retraite pour aller à la pêche et me reposer ». Cela fait 5 ans déjà que son hôtel restaurant est en vente mais les acheteurs ne se bousculent pas. Son infarctus, il y a 6 mois, l’oblige maintenant à lever le pied. Alors son agent immobilier lui propose une nouvelle stratégie : la vente en viager d’entreprise dite aussi « à terme ». Plus attractive qu’une vente classique, cette formule permettra t’elle de relancer les visites ? Claude pourra t il enfin imaginer l’avenir sereinement ?

Enfin, nous croiserons Yvonne, 108 ans ! Le cas que tous les acheteurs en viager redoutent ! Vive et pêchue, elle a fait l’affaire du siècle il y a 40 ans « Le viager c’est comme le tiercé tu perds ou tu gagnes. Moi j’ai gagné. C’est pas de chance pour mon acheteur que je vive si longtemps, mais je ne vais quand même pas me suicider ! »

Des espoirs d’une retraite confortable aux envies d’investissements à petits prix, d’audacieux paris sur la mort aux liens humains très forts, nous découvrirons les multiples facettes du viager… solution à bien des problèmes mais qui reste avant tout une rencontre entre deux personnes avec en toile de fond… le décés de l’une d’elles…