“Grands Reportages” : retour sur l'affaire Sophie Toscan du Plantier, samedi 25 mai sur TF1

Mis en ligne par jeudi 23 mai 2019 1917
“Grands Reportages” : retour sur l'affaire Sophie Toscan du Plantier, samedi 25 mai sur TF1

Ce samedi 25 mai à 14h45 sur TF1, Anne-Claire Coudray vous proposera dans “Grand Reportages” un retour sur une affaire qui dure depuis bientôt 23 ans: l'affaire Sophie Toscan du Plantier.

C’est un procès inédit qui va s’ouvrir dans quelques jours. Le 23 décembre 1996, Sophie Toscan du Plantier, est retrouvée morte en contrebas de sa maison en Irlande, près du petit village de Schull. Son visage a été écrasé à coup de pierres. Ce fait-divers va émouvoir la France entière. La victime, âgée de 39 ans, est l’épouse du producteur de cinéma, Daniel Toscan du Plantier.

Ce meurtre brutal choque cette petite région paisible qui n’avait pas connu de crime depuis près de 100 ans. Pas de témoin, pas d’ADN sur la scène de crime. Pourtant, un mois et demi après le drame, la police pense tenir un suspect, Ian Bailey. Tout semble accuser cet ancien journaliste qui vit de petits boulots. Des contradictions dans ses propos, des déclarations ambigües, des blessures sur les mains après le drame. Malgré ce faisceau d’indices, la justice irlandaise refuse de l’inculper. Il aura fallu l’opiniâtreté de la famille pour que la justice française relance l’enquête et finisse par renvoyer Ian Bailey devant les assises. Un procès sans le seul et unique suspect que l’Irlande refuse à ce jour d’extrader. Ian Bailey sera donc absent mais exceptionnellement il a accepté de livrer aux équipes de “Grand Reportages” sa version. Un document exceptionnel, riche aussi des témoignages des plus proches de Sophie Toscan du Plantier, son fils, ses parents, ses amis…Retour sur une affaire qui dure depuis bientôt 23 ans.

Pierre-Louis Baudey-Vignaud, le fils unique de Sophie, né d’un précédent mariage, avait 15 ans lorsque sa mère est morte. Comme ses grands-parents, il pensait une la vérité éclaterait assez vite. « Les policiers irlandais nous rassuraient tous les mois ». Les mois se sont transformés en années puis en décennies. Il a repris aujourd’hui le combat entamé par ses grands-parents maternels pour que le meurtrier soit jugé. Il a accepté de nous emmener dans la maison où tout s’est passé. Une maison qu’il veut aujourd’hui transformer en maison du bonheur pour lui et sa famille.

Ian Bailey. Le seul et unique suspect a lui aussi accepté de nous accueillir chez lui. Des indices mais pas de preuves formelles contre cet ancien journaliste qui ne peut quitter l’Irlande. Depuis 22 ans, il clame son innocence. « Je n’ai rien à voir avec ce meurtre. Dieu est mon témoin ». Si la justice française considère qu’il y a suffisamment d’éléments pour le juger, lui assure être condamné d’avance. Mais des zones d’ombres persistent.

Marguerite et Georges Bouniol, les parents de Sophie. Depuis 22 ans, le souvenir de leur fille est omniprésent dans leur appartement parisien. Jamais, le couple ne s’est résigné à voir ce crime impuni. Marguerite a mis des années avant d’accepter la mort de sa fille. « Je voulais tellement que ce ne soit pas elle que j’arrivai à croire que c’était pas elle et puis ça a été ça pendant très longtemps ».

Dermot Dwyer, est l’ancien commissaire de police qui a dirigé l’enquête jusqu’à sa retraite en 2003. Le travail des enquêteurs a été souvent critiqué. L’ancien policier revient sur les indices qui ont nourri les investigations. « Je dis simplement que toutes les preuves et les éléments que nous avions nous montraient que nous devions nous intéresser de près à Bailey ».

Jules Thomas. Cette artiste peintre est la compagne et le soutien indéfectible de Ian Bailey. Elle ne s’exprime jamais. Leur relation n’a pas été simple. Ian Bailey l’a même frappé. Mais elle affirme qu’il ne peut pas être le meurtrier. « S’il l’avait fait, pour être très honnête j’aurais été la première à aller voir la police. J’ai trois filles. Je n’aurais jamais accepté de vivre avec un meurtrier ».

Une enquête exceptionnelle et éclairage nouveau à quelques jours d’un procès qui s’annonce plein d’incertitudes.