“Grands Reportages” : prison, la vie derrière les murs, dimanche 26 mai sur TF1

Mis en ligne par vendredi 24 mai 2019 4510
“Grands Reportages” : prison, la vie derrière les murs, dimanche 26 mai sur TF1

En France, il est rare qu’une équipe de télévision soit autorisée à filmer en prison des détenus à visage découvert. Après plusieurs mois de discussion, une équipe de “Grands Reportages” a filmé pendant six mois le quotidien derrière les murs de ceux que l’on nomme les « Longues peines », au sein du centre de détention de Muret, près de Toulouse. Cette immense prison accueille plus de six cents détenus, tous criminels…une soixante sont condamnés à la réclusion à perpétuité.

C’est le second volet d’une immersion exceptionnelle au plus près des détenus. En mai dernier, « Grand Reportages » diffusait un documentaire consacré à la prison de femmes de Rennes. Cette fois c’est aux hommes que l’on s’intéresse. Devant la caméra, des criminels condamnés lourdement se racontent. Cela commence par trois « perpette », (réclusion criminelle à perpétuité) dont on suit les journées et qui racontent leur parcours. Glaçant. Il y a d’abord, Willy, grand gaillard d’environ trente-cinq ans condamné pour assassinat. On le suit notamment au parloir rencontrer femmes et enfants, et il annonce qu’il va de nouveau être papa : « Un bébé parloir ? Il faut bien continuer à avancer dans la vie, sinon la prison n’est pas supportable ».

Il y a ensuite Daniel, condamné lui aussi à la peine la plus lourde et qui entame sa vingt-troisième année de détention. Lui a « écumé » toutes les prisons de France, c’était un détenu particulièrement surveillé en raison de son comportement agressif.
« Je me suis bien calmé mais je suis encore hargneux ».

Autre condamné à la perpétuité pour meurtre, Patrick, âgé de soixante-deux ans, a déjà passé au total plus de quarante ans en prison. Le parcours qu’il dévoile est celui d’une vie de misère. « J’ai commencé jeune les conneries, j’avais promis à ma mère et à ma grand-mère d’arrêter, mais je n’ai jamais pu m’arrêter ».

Ces rencontres carcérales se poursuivent avec le portrait d’Arnaud, condamné pour parricide à dix-huit ans d’emprisonnement, qui va prochainement sortir de prison après avoir purgé sa peine et qui appréhende. « Le juge me dit que je suis sur-adapté à la prison, c’est devenu ma vie ! ».

Enfin, nous découvrons Gilbert, braqueur de banque solitaire et multirécidiviste, qui a fait des études de philosophie en prison. « Les gens à l’extérieur qui disent que les détenus sont dans une prison trois étoiles, qu’il vienne juste y passer un mois, ils comprendront ce qu’est la liberté ! »