“Reportages découverte” dévoile les secrets du Louvre, dimanche 25 août sur TF1

Mis en ligne par samedi 24 août 2019 1333
“Reportages découverte” dévoile les secrets du Louvre, dimanche 25 août sur TF1

Le Louvre, c’est le musée le plus célèbre du monde. Chaque année, 9 millions de visiteurs viennent admirer ses 38 000 œuvres. Les plus prestigieuses sont la Joconde, la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace et le Scribe accroupi. Le Louvre, c’est aussi un palais, qui comprend la Pyramide et le Jardin des Tuileries. Et pour faire tourner ce fleuron du patrimoine français, 2000 salariés œuvrent à temps plein, avec, tous les jours, des trésors dans les mains… Pendant plusieurs semaines une équipe de “Reportages découverte” a été autorisée à filmer les coulisses du Louvre, de jour comme de nuit…y compris les jours de fermeture. Il en ressort un document exceptionnel. Des combles aux sous-sols, en passant par ses ateliers de restauration vous découvrirez un monument et un musée comme jamais…

Hélène et Caroline travaillent au département égyptien. Elles vont devoir organiser un événement historique pour le musée : l’arrivée d’un nouveau cercueil égyptien, vieux de 3500 ans. C’est un chef d’œuvre absolu. Il est en bois peint et sculpté. Son histoire est rocambolesque… C’est la Bibliothèque Nationale de France qui l’a acquis au 19ème siècle. Mais faute de pouvoir le conserver, elle l’a entreposé à l’Opéra de Paris… Aujourd’hui, le Louvre souhaite le rapatrier. Mais la fragilité du cercueil est extrême. Son transfert entre l’Opéra et le musée s’avère périlleux… Il va même falloir fabriquer une caisse sur mesure pour le transporter… « Le transport, c’est là où il y a un pic de risques… Il y a le risque de chute bien sur, mais surtout celui d’appuyer sur des fragilités de l’œuvre, et aussi les variations climatiques, car on va devoir faire ce transport à l’extérieur. L’arrivée de ce cercueil au Louvre, c’est une grande aventure qui commence… » Et un gros stress aussi…

Alex est surveillant de nuit. Il travaille au Louvre depuis 30 ans. Chaque soir, quand il commence sa mission, il a un rituel : il enfile un costume et met une cravate. « C’est important d’avoir une image saillante, digne du Louvre. La cravate n’est pas obligatoire, mais pour moi c’est indispensable. Le Louvre impose le respect. » Dès minuit, Alex et ses collègues font leur ronde dans les galeries du musée. Ils contrôlent tout : fenêtres mal fermées, objets laissés par les visiteurs, et surtout, les éventuelles fuites d’eau provoquées par le système de climatisation du musée. « On traque la moindre fuite. Notre hantise, c’est qu’il y ait un dégât au niveau des œuvres ». Un désastre en effet, si les œuvres sont touchées… Et cette semaine, Alex va avoir une grosse frayeur…

Côme est conservateur au département des peintures françaises du 19ème siècle. Un métier qu’il aime par dessus tout : « Pour moi ça a été une évidence depuis très jeune. C’était ça ou rien. Ca faisait un peu peur à mes parents ! Si on n’est pas porté par une passion dévorante, je pense qu’on n’y arrive pas. C’est une forme d’ivresse, en tout cas moi, je ne m’en lasse pas. » Une lourde tâche attend Côme… Il doit préparer la plus grande exposition d’Eugène Delacroix jamais réalisée. Pour cela, Côme doit dénicher, répertorier et négocier le rapatriement de 190 tableaux, éparpillés dans les musées du monde entier… « Il faut convaincre les musées de se séparer de leurs œuvres pendant plusieurs mois. Ce n’est jamais de gaité de cœur… » D’autant que les toiles de Delacroix sont des chefs d’œuvre absolus, particulièrement précieux… Côme va devoir négocier âprement.

Carole, régisseuse, va elle aussi gérer un chantier hors du commun : le nettoyage des salles Napoléon III, qui n’ont pas été dépoussiérées depuis 23 ans. Et leur décor chargé est très difficile à nettoyer… « On va astiquer les stucs, les tissus, les dorures et le lustre. Il faut être très minutieux, ca ne se fait pas très rapidement, mais c’est normal. C’est un événement, c’est quand même la première fois depuis que je suis au département que j’assiste à ça. On va retrouver l’éclat du lustre tel qu’il était sous Napoléon III… » Mais pour nettoyer le lustre, il faut le faire descendre pour le mettre à hauteur d’homme. Une opération délicate : il pèse plus d’une tonne et ses câbles de soutien sont très fragiles… « On va vivre des minutes bien intenses… On sera content quand il sera en bas, car il peut tout se passer… »

Isabelle, elle, est jardinière en chef du Jardin des Tuileries. Et il y a une règle : les jardins doivent être à l’image du Louvre, parfaitement entretenus et mis en valeur. Isabelle doit veiller sur la restauration d’un bassin, orné de 3 statues, qui sont des copies de sculptures du 17ème siècle. « La végétation cache ces statues, qui sont les stars du bassin. Donc on va dégager la végétation et repositionner les bacs de roseaux pour mieux mettre en valeur ces jolies statues. » Les jardiniers vont devoir faire vite, car le bassin abrite une faune qu’il ne faut pas perturber : des bébés canards et des œufs de poule d’eau. Ils ne vont pas tarder d’éclore… « Il va falloir vider le bassin assez vite pour pouvoir le remettre en eau dans les meilleurs délais. On doit veiller sur les canetons et les bébés oiseaux… » Et justement, ceux-ci vont modifier les plans d’Isabelle

Enfin Daniel est un amoureux du Louvre. Il y a travaillé pendant 26 ans en tant que médiateur. Même s’il travaille aujourd’hui dans un autre musée parisien, il revient au Louvre régulièrement pour se plonger sans ses souvenirs. « Oui, honnêtement, le Louvre me manque. Moi ça me touche à chaque fois que j’y viens, c’est toujours la même émotion. Il y a des endroits comme ça, des lieux comme ça. Quand on a des soucis, quand on n’a pas le moral, l’une des choses que l’on peut faire c’est venir au Louvre, se perdre, oublier le reste et rêver ... » Et chaque fois que Daniel y revient, il s’offre toujours son plaisir favori : déchiffrer des hiéroglyphes au département égyptien…

Un “Reportages découverte” à revoir sur TF1 ce dimanche 25 août à 14:45.