“Grands Reportages” : quand l’héritage vire au cadeau empoisonné, dimanche sur TF1

Mis en ligne par samedi 21 septembre 2019 746
“Grands Reportages” : quand l’héritage vire au cadeau empoisonné, dimanche sur TF1

Hériter, cela peut être une très bonne nouvelle, mais parfois aussi un fardeau ou un cadeau empoisonné. S’il est possible de refuser une succession jugée indésirable, certains décident tant bien que mal de l’assumer, par devoir ou par méconnaissance.
Frais de successions exorbitants, appartement ruineux devenu invendable, clauses testamentaires très contraignantes : rencontre avec des héritiers qui se seraient bien passés de leur succession !

A Pellevoisin, Gérard pourrait être un maire heureux : son village de 900 habitants a hérité de plus d’un millions d’euros ! Mais la généreuse donatrice, décédée veuve et sans enfant, a émis des conditions testamentaires très contraignantes auxquelles il est impossible de déroger. Sa tombe doit être fleurie deux fois par an ; son argent doit servir à la construction de logements sociaux ; la rue qui y mène doit porter son nom et sa maison doit être rachetée par de vrais Parisiens, … Gérard, s’est acquitté de tout, scrupuleusement : - « Je serai prêt à accepter tous les mois un tel don, malgré les petits soucis ! On a un éclairage public qui est défaillant. A l’époque on avait une caserne à reconstruire, des véhicules anti-incendie. Enfin bref, on avait plein de choses à faire, cet argent aurait pu servir à ça.». Et ce dont il se serait bien passé, ce sont les tableaux désormais suspendus dans son bureau à perpétuité, sur demande expresse de la défunte !

Clémence aimait Denise comme sa mère. « Elle était très protectrice avec moi.  On se protégeait l’une l’autre tout le temps. Elle comptait sur moi pour la défendre. J’étais plus vindicative. Et puis elle était généreuse. On était généreuses l’une envers l’autre. »
Témoin de leur cinquante d’années de bonheur : la maison de Saint-Agathon, dans les Côtes d’Armor. Une belle demeure bourgeoise, dont la jeune retraitée a hérité en décembre 2014.
Mais le Trésor Public ne reconnaît pas les liens de l’amour. Clémence doit donc payer 60% de frais de succession, soit 300 000 euros. Elle n’a pas d’alternative, même le cœur serré, elle va devoir tout vendre : le mobilier d’abord, lors d’une vente aux enchères, puis la maison : « Ca va me toucher énormément de voir tout ce qu’elle aimait partir à droite à gauche. Et puis ça partira dans une autre vie. Voilà ».

Christiane et Alain vivent en Touraine, mais ce n’est pas par choix. Ce couple de modestes retraités a dû déménager pour gérer au mieux le petit appartement légué par leur tante, il y a 20 ans, et qui depuis, les a ruinés. Situé dans une résidence pour seniors, ce studio leur a coûté 900 euros de charges fixes, chaque mois : « malheureusement. Ca nous coûte une fortune et les yeux de la tête. » se lamente Christiane.
Des charges incompressibles, même si l’appartement est vacant… Et comme il est très difficile de le louer, les dettes se sont accumulées. Christiane et Alain doivent encore 11 000 euros d’arriérés. « Les vacances, les restos tout ça on ne connaît plus. On est arrivés à un point qu’on achète même plus de vêtements. On les trouve à la croix rouge à un euro. Pour la coiffure on est modèle à l’école. Vous vous rendez compte à quel point on est arrivés ? »
Mais pour la première fois, le couple reprend espoir : une agence immobilière accepte de mettre en vente leur appartement. Parviendront-ils à se débarrasser de leur cadeau empoisonné ?

Un numéro de “Grands Reportages” à revoir sur TF1 ce dimanche 22 septembre à 15:15.