“Reportages découverte” rencontre des reines de la gastronomie, samedi 2 novembre sur TF1

Mis en ligne par jeudi 31 octobre 2019 2505
“Reportages découverte” rencontre des reines de la gastronomie, samedi 2 novembre sur TF1

Longtemps tenues à l’écart de la haute gastronomie, les femmes tiennent depuis quelques années leur revanche. Pendant des années, cantonnées au rôle de ménagère, elles prennent dorénavant leur destin en main, jusqu’à devenir des figures incontournables de ce milieu pourtant très masculin. “Reportages découverte” a rencontré 4 pionnières, 4 femmes passionnées en passe de devenir les nouvelles reines de la gastronomie.

Parmi elles, Valérie Le Guern. Cette chef d’entreprise conçoit et réalise des ustensiles de cuisine (casseroles, poêles, réalisations sur mesure) pour les plus grands chefs de la planète, comme Yannick Alléno : « C’est un savoir-faire unique au monde… Valérie réalise pour nous des outils sur mesure en fonction de nos besoins ». Fabriquée en France, chacune de ses pièces demande des heures de travail et il faut toujours innover. Pour se faire connaître dans le monde entier, Valérie se lance dans une nouvelle aventure, créer le plateau de présentation pour l’équipe de France de cuisine lors des prochains Bocuse d’or : « Pour nous c’est une occasion unique de montrer notre savoir-faire au gratin mondial de la gastronomie ». Mais le pari va rapidement se transformer en parcours du combattant pour Valérie et ses équipes : « le chef c’est un artiste, il change souvent d’idée, et là on doit tout refaire ». Une pression d’autant plus grande que le plateau compte pour 30% de la note finale.

Pour bien cuisiner, il faut de bons outils mais aussi de bons ingrédients. Bernadette Combette est ce que l’on pourrait appeler « une chasseuse de semences ». La jeune femme parcourt la France entière, plusieurs fois par an à la recherche de variétés disparues : « seuls quelques producteurs ou des particuliers continuent de cultiver ces semences rares et peu rentables ». C’est cette rareté qui a séduit de nombreux chefs dont Cédric Grolet récemment élu meilleur pâtissier du monde : « Avec Bernadette, je suis sûr d’avoir quelque chose en plus, des saveurs que les autres pâtissiers n’ont pas ». Pour séduire une nouvelle cheffe et pérenniser son activité, Bernadette se lance dans une nouvelle quête, elle espère dénicher pour elle des fèves peu connues et des petits pois carrés : « J’espère qu’elle sera séduite par mes trouvailles, dans ce cas elle deviendra ma 51ème cliente ».

Ces trésors justement, Bernadette les destine à une jeune cheffe de 27 ans, Amélie Darvas. Avec Gabriela, son amie sommelière, elles se lancent un pari fou : quitter le prestige des grandes cuisines parisiennes, pour ouvrir leur propre restaurant à Vailhan, un petit village de 160 habitants à quelques kilomètres de Béziers : « On a investi toutes nos économies dans ce projet et contracté un crédit sur 7 ans, on n’a pas le droit de se tromper ». Entre travaux colossaux, ameublement et création d’une nouvelle carte, les deux jeunes femmes ne sont pas au bout de leur peine : « à quelques heures de l’ouverture le gaz ne marche pas… Je ne sais pas comment on va faire mais on ne peut pas ouvrir dans ces conditions ». Elles doivent coûte que coûte ouvrir début juillet pour profiter de la saison touristique : le pari d’une vie.

Enfin Marie Simon, elle est pâtissière. A 23 ans, elle travaille dans l’un des plus prestigieux palaces de la côte d’azur. Mais la jeune femme voit plus grand, elle va donc participer au concours mondial des arts sucrés : « Un titre de championne du monde ce serait incroyable, représenter son pays, et puis ce serait une accélération pour ma carrière ». En binôme avec Loïc, ils vont devoir imaginer 5 desserts à l’assiette et 3 pièces artistiques, mais dès les premiers entraînements leurs coach ne les ménagent pas : « Ca n’a pas beaucoup de goût… On ne voit pas l’intérêt… Ce n’est pas du bon travail ». A quelques semaines du concours, la jeune femme et son co-équipier vont devoir revoir l’intégralité de leurs recettes. Le jour J, ils auront 19 heures pour battre de redoutables adversaires, parmi lesquels le Japon ou la Malaisie, les rois de la pâtisserie.