“Reportages découverte” : « Adjugé… mon premier coup de marteau », dimanche 8 décembre sur TF1

Mis en ligne par samedi 7 décembre 2019 1609
“Reportages découverte” : « Adjugé… mon premier coup de marteau  », dimanche 8 décembre sur TF1

Depuis des siècles, la célèbre formule « Adjugé, vendu », accompagnée du coup de marteau, définit le commissaire-priseur. En France, ils sont 629 à exercer ce métier, en majorité des hommes d’une cinquantaine d’année. Mais depuis quelques années une nouvelle génération semble prendre la relève, plus jeune, plus féminine mais aussi attirée par d’autres types d’objets. Ainsi, les jouets, le mobilier design, et même le Street art font leur entrée dans les célèbres maisons de vente. Pendant plusieurs mois, les équipes de “Reportages découverte” suivrons de jeunes commissaires-priseurs, des débutants, parfois même des étudiants…bien décidés à devenir les futures stars du marteau. Mais, pour y arriver, le parcours est semé d’embûches. Il faudra être capable de dénicher une pièce d’exception, celle qui dopera les enchères et fera leur réputation. Capable aussi d’assurer le spectacle, chauffer la salle, maintenir une bonne dose d’adrénaline pour ne pas grever les offres. Et enfin abattre son marteau sans faiblir.

Camille de Foresta travaille depuis deux ans dans l’une des plus prestigieuses maisons de vente du monde : Christie’s. Cette commissaire-priseur de trente ans a été recrutée pour renforcer le département d’art asiatique. Mais Camille a plus d’une corde à son arc. Elle est également passionnée de mode. Quand l’actrice Catherine Deneuve s’est adressée à Christie’s pour se séparer de l’intégralité de sa collection de tenues Yves Saint-Laurent, le sang de Camille n’a fait qu’un tour. « C’est une vente de rêve, s’enthousiasme Camille. Je vais réunir deux monuments du patrimoine français : Catherine Deneuve et Yves Saint-Laurent. » Et la vente s’annonce historique tant par sa médiatisation que par l’étendue de la collection : plus de 340 robes dessinées par le couturier pour l’actrice.

A 26 ans, Vincent Bronzini de Caraffa est à une marche de réaliser son rêve : devenir commissaire-priseur. Vincent est en deuxième et dernière année à l’école du Louvre, l’école qui forme les commissaires-priseurs. Et son parcours n’a pas été simple. Il a eu le concours d’entrée au bout de la troisième fois. Et l’examen de sortie est loin d’être une formalité. « On a hâte que ça se termine parce que ce n’est pas un long fleuve tranquille quand même »

Madeleine Guery est l’une des plus jeunes-commissaires priseurs de France. Son diplôme en poche, elle décide de reprendre seule une étude à Rouen. Elle doit se faire connaitre, mais aussi faire ses preuves et faire prospérer son étude. Pour celle elle compte beaucoup sur sa prochaine grande vente de tableaux. « En province, c'est difficile d'organiser une vente de prestige, car les clients reçoivent d'autres propositions. Ici, à Rouen, je suis en concurrence directe avec les maisons de vente parisiennes, explique Madeleine. Je dois réussir à montrer aux clients que c'est moi qui suis à même de leur obtenir le meilleur prix. » Par chance…elle va faire une découverte inattendue.

A 30 ans, Sandy Surmely vient tout juste de débuter sa carrière de commissaire-priseur et pourtant, elle s’apprête déjà à prendre un virage professionnel. Sandy a été tirée au sort pour créer un office de commissaire-priseur judiciaire à Lorient. Elle a prêté serment il y a trois mois au tribunal de grande instance de Lorient. Saisies, liquidations, créances. Elle va devoir accompagner des destins qui se brisent. « C’est plus de pression, une installation, une nouvelle installation, je pense qu’il faut vraiment être à la hauteur, montrer que l’on avait toute sa légitimité pour s’installer. »

Dernière modification le samedi, 07 décembre 2019 11:46