“Grands Reportages” : « Des jouets par milliers », dimanche 8 décembre sur TF1

Mis en ligne par samedi 7 décembre 2019 1016
“Grands Reportages” : « Des jouets par milliers », dimanche 8 décembre sur TF1

Chaque année, 220 millions de jouets sont vendus en France. Cela représente 3,4 milliards d’euros par an. Les achats s’effectuent de plus en plus sur internet. Du coup, les magasins de jouets se battent pour survivre. Certains d’entre eux sont devenus des temples du commerce de jouet. Parmi ces magasins, celui situé à Lomme près de Lille : 4000 m2 et 15 000 références de jouets… La saison de Noël représente plus de 50% du chiffre d’affaires du magasin. De la sélection des jouets, à la vente en magasin, en passant par la fabrication dans les usines et les tests de sécurité, une équipe de “Grands Reportages” a suivi les salariés du magasin pendant près d’un an. Ils vont tout faire pour être prêts pour Noël.

Nathalie et Marine sont chargées de trouver les jouets qui « feront mouche » auprès des enfants. Pour cela, elles vont se rendre dans le plus grand salon de jouets du monde, qui a lieu chaque année à Nuremberg en Allemagne : 1 million de produits exposés, répartis sur 170 000 m2. C’est ici que naissent les tendances du Noël prochain. « Il faut regarder tous les stands pour voir s’il n’y a pas le petit truc, le petit jouet caché qui va être la star de demain, la star de Noël. Il faut trouver la petite chose qui va faire que l’enfant va venir chez nous. » Nathalie va dénicher un nouveau modèle de voitures Ferrari miniatures, ainsi qu’un jouet révolutionnaire : un conte pour enfants version 2.0, mis au point par des américains. Quant à Marine, elle va se tourner vers un jeu olfactif Made in France, où les enfants peuvent apprendre à fabriquer eux-mêmes des petits savons parfumés. Mais avant de commander tous ces jouets pour le magasin, Nathalie et Marine vont devoir s’assurer des conditions de fabrication, notamment dans les usines en Chine…

Pierre, justement, est chargé de contrôler les usines en Chine, pour vérifier toutes les étapes de fabrication, ainsi que les conditions de travail du personnel. Un dispositif indispensable car 80% des jouets vendus en France proviennent de Chine. C’est le premier producteur mondial : chaque année, le pays fabrique 22 milliards de jouets. La plupart des usines sont situées autour de la ville de Shenzhen. Pierre s’y rend plusieurs mois par an. Cette année, il va visiter l’usine qui fabrique les petites voitures que Nathalie a sélectionnées au salon de Nuremberg. Une usine monumentale : 3000 ouvriers, qui produisent 4 millions de petites voitures par mois. « C’est la démesure chinoise ! ». Il va aussi se rendre dans un laboratoire qui teste la sécurité des jouets. « On ne peut pas prendre le risque d’importer de la marchandise non conforme. C’est très important de faire toute cette batterie de tests avant chaque embarquement. ». Et la liste est longue : Il faut tester les risques mécaniques, chimiques, toxiques, d’inflammabilité…

Ludwig est l’un des vendeurs du magasin. Il y travaille depuis 12 ans, et ce n’est pas un hasard : « Je connais cette enseigne depuis que je suis tout petit. A l’époque, on allait faire un petit tour le mercredi avec ma grand-mère. Un jour, J’ai pu déposer un CV et bingo, j’ai eu le CDI, du fait que je connaissais bien l’enseigne. Travailler dans ce magasin, c’est un peu un retour à l’enfance, un retour aux fondamentaux ». Face à la concurrence sur Internet, il doit tout faire pour attirer les enfants dans le magasin et provoquer des achats. Pour cela, il n’hésite pas à se déguiser en lapin, ou en Joker, notamment pendant la saison de Noël, où il doit vendre le plus possible. « J’adore le stress de Noël. On est tout le temps sur la brèche que ce soit pour le client, pour nous, pour la déco… Les week-ends qui précèdent Noël, on attend entre 5000 et 10 000 clients par jour dans le magasin. » Les clients vont-ils être si nombreux cette année ?

Gérald, dit Gégé, est en quelque sorte le lutin du Père Noël. Il travaille dans l’entrepôt qui stocke les jouets du magasin : 2 millions de produits en tout, répartis sur 22 000 m2. « Ici, c’est la caverne du Père Noël ! » Gégé est le plus ancien employé de l’entrepôt, il y travaille depuis 18 ans. Chaque jour, il charge et décharge 100 palettes de jouets, en provenance de fabricants du monde entier. Les jouets arrivent ici, après avoir transités par le port d’Anvers ou celui du Havre. Comme il existe des millions de références de jouets, il faut s’assurer qu’il n’y ait pas d’erreur dans la commande : « Dans chaque container, on ouvre toujours un carton pour contrôler la qualité du jouet. On vérifie le poids du produit et les dimensions, tout doit coïncider. » Ensuite, Gégé charge les jouets dans son camion, et va livrer le magasin. « Je préfère la période de Noël aux autres mois de l’année. On livre tôt le matin. On ne voit pas le temps passer ! »